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18 octobre 2006
Aujourd'hui c'est le grand départ pour 6 mois en Amérique du Sud en solo ou parfois accompagnée, avec quelques haltes prévues chez les amis expatriés ! Pour ceux qui veulent me rejoindre sur la route, welcome ! Itinéraire prévu : Brésil, Argentine, Chili, Bolivie, Perou, Equateur.
Famille, amis, collègues... ce blog est fait pour qu'on reste en contact, j'essaierai de le mettre à jour régulièrement ! Ajoutez vos commentaires !

12 avril 2007
Regreso a casa despues de 6 meses paseando en america del sur : inolvidable !
Quiero regresaaaar !

Février 2009
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Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /Déc /2006 18:51

Bon passez moi le jeu de mots mais je n ai trouve que ca pour resumer la situation et detendre mon atmosphere. Bon voila c est pas tres glamour comme sujet mais ce sont les dernieres news en direct. Voila 3 jours je me suis fait piquer par une Agua viva comme on dit au Bresil, une meduse chez nous. Ca m apprendra a me baigner a Rio le jour de Noel me direz-vous ! Le jour meme j ai rien senti, le lendemain, j avais des rougeurs et ca gratouillait un petit peu sur le ventre, et le soir les premieres cloques apparaissaient, mmm, que du bonheur ! Le surlendemain c etait vraiment pas joli a voir et ce matin, voyant que ca empirait plutot et que ca me faisait vraiment mal, je me suis decidee a chercher un dermato. Mon copain Nico chez qui je suis etant a Sao Paulo jusqu a vendredi, et ma copine traductrice Isabelle n etant plus avec moi pour me servir de guide, il a bien fallu se lancer.

1ere halte a la pharmacie du coin, qui bien sur ne sont pas vraiment comme chez nous, c est pas non plus les pharmacies mexicaines qui vendent des clopes mais disons que celle ou j etais faisait plus supermarche qu autre chose. Et vas-y les explications en langue des signes pour finir par devoir faire un semi strip-tease et montrer l ampleur des degats. On me repond direct Dermatologico, je comprends, mais les 2 femmes me disent qu elles n en connaissent pas. La je maudis la terre entiere et surtout moi-meme en me disant que je m etais trop exposee, que ca m apprendra a me cramer sur la plage bla bla bla. C est la ou ma bonne etoile, ma tete de Droopette, mes larmes de Madeleine et l extreme gentillesse des Bresiliens ont fait que ces 2 femmes me rappellent alors que je suis deja loin dans la rue et assez desesperee, me font signe de rentrer dans la pharmacie et qu elles vont soccuper de moi. Finalement elles savent ou m envoyer et depechent un mec qui travaillait par la pour m accompagner quasi en face d un centre medical.

La j arrive chez les medecins des riches, les Galeries Lafayette de la sante, un immeuble flambant neuf avec ecrit en gros CENTRO MEDICO, un hall d entree digne d un hotel 12 etoiles. Ca fait un peu centre commercial avec un couloir central et des vitrines des 2 cotes, de suite en rentrant sur la droite l implatation mammaire, a gauche le laser et la lipo/massage/aroma therapie a la noix mais aussi heureusement des vrais choses utiles style labo d analyse et tous les specialistes imaginables. Quand on debarque d Europe, ca fait une drole d impression, des gens derriere un bureau qui attendent le chaland, partout de belles photos de manequins et de decolletes 90 D comme Madame en reve, tout juste s il n y avait pas des promos ou des soldes ! Ah oui et j oubliais l essentiel, le guichet bancaire au milieu. Maintenant que j y pense c etait assez drole, dommage que je n etais pas d humeur a prendre des photos car ca valait des points comme dirait Maud. Bref la on m indique un docteur, et pour la modique somme de 200 reals, soit 70 euros, (ce qui me fait tres tres mal aux fesses mais bon j ai une assurance) donc un prix astronomique pour le Bresil, on va s occuper de moi. Pour ce prix la, on est recu comme si on faisait partie de la famille, la secretairee et le medecin vous claquent les 2 bises et se forcent a prononcer les 3 mots d anglais qu elles savent, on vous offre un the, on peut passer un coup de fil, et on peut aller s allonger en attendant sa consultation et on repart avec le numero de portable du medecin si on a besoin. Voila pour le tableau. Au final, on me dit (en portugais bien sur mais dieu merci avec l espagnol on arrive a comprendre) que c est une morsure d aqua viva, et que donc pas de plage, pas de mer ni de soleil, et qu il va falloir mettre des pommages, gazes et tutti cuanti. Normalement pas de cicatrices, j espere bien. Mais je n ai rien sur mes mollets potauxles, que Beach Boy se rassure.

Ouaaaaaaaaais, elle est la la neness qui va a Rio et qui peut pas aller se baigner ! Bon depuis je relativise, j ai retrouve le moral car je dois dire que je me suis vraiment sentie perdue pendant ces quelques heures, je sais ce que j ai, j ai n ai plus mal et je me soigne et il n y a pas de contre-indication a la samba, aux sorties nocturnes donc je me rattrapperai la nuit ! Ca tombe bien car le jour ou je suis arrivee j ai rencontre Carmen une italienne et Alvaro un espagnol, Marcella et Massimo, un couple argentino italien tres sympa et on se voit tous ensemble la journee et pour les sorties le soir. Carmen en bonne mama italienne voulait meme m accompagner a l hopital ! Et mon copain Krit de Londres est a Rio aussi en ce moment pour le reveillon du 31 et je vais le retrouver ce soir.  Donc pas de soucis, je ne suis pas seule au monde, ca va beaucoup mieux et pour ceux qui auraient eu echo des gangs de Rio qui ont fait cramer des bus ce matin, qu ils se rassurent je n y etais pas.

Et derniere anecdote, Rio est en pleine saison touristique, beaucoup plus que quand on y etait avec Isabelle, et tous les kekes de la planete ont debarque... Ca donne des plages bondees sur Copacabana et Ipanema, pas forcement agreables du coup mais d un point de vue sociologique, c est tres instructif... Defile des dernieres tendances de maillots feminins mini rikiki qui ne cachent que les tetons et 3 cm2 des fesses, et moule-frite masculins sur des corps scupltes taillades pendant des mois et des mois dans les salles de gym anglaises, americaines et australiennes. Bien sur les pectoraux  et les biscottos sont sur-developpes, les neuronnes certainement beaucoup moins mais ca c est pas grave. Avec Carmen et Marcella, on les observe et on se marre. Ca paye, lunettes fashion vissees sur la tete, chapeau Madonna, corps ultra bronzes et huiles, des caricatures de MTV ! Ca se regarde, ca se mate, ca se la pete, ca se la raconte... La creme de la creme se reunit au Poste 8, le Poste gay officiel avec drapeau arc-en-ciel au vent. On traverse des rues d Ipanema avec 95 % d hommes en terrasse, c est un peu Soho ma Sophie !

Bon ca sera tout pour ce soir, bises a tous.

Fanny

 

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Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /Déc /2006 04:26

D'habitude je ne peux pas dire que je sois une passionnee de Noel, moi avec ma mini-family j'ai toujours ete jalouse de mes copines qui passaient Noel avec oncles, tantes et beaucoup de cousins et je revais d'avoir moi aussi des grandes tablees de 25. Elles avaient beau me dire que c'etait pas comme dans la Vie Ricore, que dans les grandes familles ca hurle a table pour se faire entendre, que ca parle d'heritage et de "a qui le tour d'heberger la grand-mere malade", qu'il faut faire des cadeaux meme a ceux qu'on aime pas, se recolter les Parisiens qui du coup restent 10 jours a la maison... il n'empeche, on reve toujours de ce qu'on a pas.

Cette annee c'est regle pour moi, telle une fille indigne j'abandonne les miens pour le feter a Santiago avec Christelle, je perds le confit de ma grand-mere mais je gagne un diner gastronomique prepare par Amilkar, qui est ni plus ni moins que le cuisinier personnel de l'ambassadeur donc ca promet. Tout juste le temps de digerer et je repars... a Rio jusqu'au premier janvier ! Et c'est la ou mes lecteurs me detestent et se disent la sal..... et qu'ils ont raison. Ed26 je t'entends d'ici. Quand Lan Chile fait un aller/retour Santiago-Rio pour le prix d'un Paris-Toulouse, ben on n'hesite pas longtemps. Pour vous donner une idee ce ce qu'est le Nouvel An a Rio, voila ce qu'on en dit :

"Le réveillon du nouvel an à Rio a lieu en été et au bord de la mer, dans un cadre de rêve. A Copacabana par exemple, ce sont 4 km de plages dont le ciel est couvert pendant 20 minutes d'un grand spectacle de feu d'artifice.  

Après le Carnaval, le réveillon est la fête la plus grandiose du Rio de Janeiro, chaque année ce spectacle réunit environ 2 millions de participants. La plupart des participants sont habillés en blanc, couleur qui symbolise la paix, la purification, le renouveau. Les brésiliens sont superstitieux et attachent beaucoup d'importance aux rituels. Parmi les croyances pratiquées au 31 décembre, il se trouve Yemanja, la reine de la mer et protectrice des pêcheurs et des marins. Certains lui jètent des offrandes à la mer, tels que des pétales de roses, du parfum et des bijoux. D'autres croyants allument des bougies sur le sable et font des prières pour que leurs vœux soient exaucés. Certaines personnes convaincues par les bienfaits énergétiques de l'eau de mer n'hésitent pas à prendre un bain à minuit, au changement d'année. C'est une fête où toutes les classes sociales et toutes les religions se mélangent. C'est une fête magique, presque mystique. On chante et on danse à la plage au son de la musique des groupes invités par la mairie de la ville de Rio. Cette dernière renforce la sécurité afin de garantir le succès de la fête."

Je vous raconterai tout ca a mon retour.

Donc c'est reparti pour un petit squat chez Nico et Mathieu, ca les apprendra a m'avoir si bien recue la premiere fois.

Comme on dit au Bresil, je souhaite a tout le monde "Feliz Natal" et "Prospero ano novo". Une bonne sante d'abord y mucho amor ! Je boirai une caipirina a votre sante.

A l'annee prochaine !

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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 03:44

je crane avec les gardes du Palacio de la Moneda, le palais presidentiel chilien


Apres 2 semaines en Patagonie - a El Calafate, El Chalten, Bariloche et San Martin de los Andes pour finir - que je raconterai en detail des que je pourrai mettre mes photos, je suis passee de l'autre cote des Andes, au Chili, le pays qui doit son nom a sa forme de piment. Un long trajet au milieu des montagnes, superble


Volcan Lanin, 3700m

 

Frontiere argentine/chili


Je suis arrivee a Valdivia, une ville presque au bord du Pacifique, ou il n'y a pas grand chose a voir. Mais ce qui m'a frappe c'est de voir des gens types indiens car en Argentine tout le monde est blanc type europeen. Au Chili les seuls indiens sont les Mapuches. J'ai trouve les filles tres jolies, la peau tres blanche pour certaines mais des traits communs, un visage rond, des pomettes hautes, des cheveux raides, tres noirs, des tout petits nez et des grands yeux noirs en amandes. Superbes.


J'avais l'intention d'aller plus au sud, sur l'ile de Chiloe, vers Puerto Montt et la Patagonie chilienne pour une dizaine de jours mais finalement j'ai rebrousse chemin et suis partie vers le nord, vers la capitale, Santiago.
- J'ai vu des photos de Chiloe, les paysages ressemblent a la Bretagne et Puerto Montt c'est une ville fondee par les Allemands, on mange de la choucroute, on boit de la biere, architecture germanique et les panneaux sont ecrits en allemand et j'avais pas envie de ca
- Le temps etait pourri et je voulais aller vers le soleil
- Le Chili est beaucoup plus cher que l'Argentine et une semaine ici doit en valoir 5 en Bolivie donc c est pas plus mal si j'ecourte mon parcours
- Enfin et surtout on etait un vendredi et je savais qu'avec un bus de nuit je pouvais arriver a Santiago au petit matin et retrouver ma copine Christelle et passer tout le week-end avec sa famille et il me tardait trop de les revoir !


Donc j'ai pris mon bus pour Santiago, une semaine plus tot que prevu puisque je devais y arriver pour la Noel et j'ai revu ma Cricri et ses hommes, Amilkar son mari et leurs fils franco-cubanitos, Julien et Amaury, des futures bombasses de premiere qui vont briser des coeurs a la maternelle ca c'est sur.



Christelle, pour ceux a qui je parlais parfois de ma copine du Chili, je l'ai rencontree a Mexico, on venait d'arriver avec Olivier et elle etait une de ses collegues. Je l 'ai vue pour la premiere fois a son anniversaire, le jour de ses 30 ans, il y a 7 ans deja. On etait les petits jeunes qui debarquaient, moi j'avais 21 ans, je ne parlais pas espagnol, je ne connaissais personne, elle m'a prise un peu sous son aile ! Comme on etait seul pour Noel, elle nous avait propose de partir plusieurs jours avec elle et son mari et de feter Noel ensemble. On s'etait retrouve dans le seul bar ouvert un 24 decembre au soir a Guadalajara a manger des tacos et le 25 au bord du Pacifique a manger des langoustes ! Noel a la mexicaine. Depuis elle vit a Santiago, mais on se voyait quand elle venait a Paris. Donc ce sera mon deuxieme Navidad avec elle, cette fois ci au Chili.


Ici a Santiago apres la mort de Pinochet le week-end dernier, je pense que la majorite des Chiliens ont du ouvrir le champagne mais il y a aussi des milliers de Chiliens qui sont venus lui rendre hommage, des heures et des heures de queue pour aller voir son cercueil. Beaucoup de femmes, meme des jeunes bizzarement. En fait beaucoup de Chiliens le venerent. Christelle m'a montre un journal, LE journal chilien genre le Monde, des amis de Pinochet ont achete une page de pub qui dit ni plus ni moins que "Gracias Presidente", signe par les plus grandes familles de la bourgeoisie du pays. Salvador Allende, le president que Pinochet a renverse en 73, avait entrepris une reforme agraire, des nationalisations qui ne plaisaient pas du tout a la droite et a la bourgeoisie, et ni non plus a la CIA. Donc ce que Pinochet a fait pour l'economie du pays, c'est-a-dire "empecher que le pays ne devienne communiste", justifierait ou pardonnerait selon eux son coup d'etat, les milliers d'enlevements, tortures et assassinats des opposants ou soupconnes tels.
Le petit fils d'un desaparecido est venu cracher sur le cercueil, les pro-pinochets qui etaient autour de lui l'ont battu, comme la correspondante espagnole qui s'est pris des pierres sur la tete pendant son reportage car elle presentait Pinochet comme un ex-dictateur. C 'est le sujet tabou a ne pas aborder, ca divise tous les Chiliens, et eux-memes n'en parlent meme pas en famille souvent.


On a fait un tour rapide dans la ville, le palais presidentiel, les ministeres, mais a part ca, pas grand chose a voir.

Palacio de la Moneda, palais presidentiel

Quartier des ministeres

Vue de Santiago

Du coup la semaine prochaine je vais faire quelques aller-retour en attendant la Noel, je repasse du cote argentin demain pour aller a Mendoza et irai ensuite a Valparaiso, une ville chilienne au bord du Pacifique. Et apres la Noel desert de l'Atacama.

Le Chili a quand meme des points positifs non negligeables, en plus de me permettre de revoir Christelle : ici il fait 30 degres, on mange des fraises et des cerises, j'ai remis mes tongues, j'ai une chambre pour moi toute seule, finis les dortoirs mixtes avec des mecs qui ronflent, je peux parler francais, fini de faire la traductrice anglais espagnol avec ma copine russe qui a voyage avec moi la derniere semaine, et ici on me connait, pas besoin de raconter ma vie, de calculer combien de nuits je compte rester, estoy en casa, et ca fait du bien.

a bientot
Fanny

 

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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 05:16

Bon cette fois-ci je raconte Buenos Aires, desolee c est pas chronologique, j'y suis arrivee il y a 3 semaines deja, avant l'Urugauy, avant la Patagonie. Et c'est sans mes photos pour l'instant car je ne peux pas les telecharger sur l'ordi ou je suis, j'en mettrai seulement quelques unes que j'ai trouvees sur Internet.

Je suis donc arrivee un lundi matin chez la famille de ma copine argentine Victoria. J'ai passe ma premiere journe avec Sarah la neo-zelandaise que j'avais connue au Bresil. J'ai mange mon premier steack, bien 3 cm d'epaisseur, mon morceau s'appelle un Bife de Chorizo (qui n'a rien a voir avec le chorizo espagnol). Le boeuf argentin est repute et je comprends, ca fond dans la bouche, un delice. 
On s'est promene dans le Micro Centro, c'est-a-dire le quartier de bureaux. Il faisait une chaleur pas possible, des employes partouts en costards. Premiere impression, les Argentins sont pas mal ! La population n'a rien a voir avec celle du Bresil, ici pas d'esclaves africains et les Indiens ont quasiment tous ete massacres (c'est 3% de la population je crois) donc la population est blanche et a Buenos Aires c'est tous des descendants d'Espagnols et d'Italiens. Et le melange est plutot reussi je trouve ! Ici du coup je ne suis pas forcement etiquetee touriste, et les filles portent jupes et robes sans se faire emmerder, je crois qu'il faut que je savoure ces moments-la d'anonymat parce que pendant les mois qui suivent je serai consideree comme une gringa (une americaine), une blanche en gros, et je ne me vois pas en petite tenue dans les rues de La Paz ou de Lima ! Les bus me rappellent ceux de Mexico, ca s'appelle les collectivos. La ville est tres europeenne finalement, il parait que certains quartiers sont comme ceux de Madrid, la ville est quadrillee de cuadras, de pates de maison dont les numeros vont de 0 a 100. de 100 a 200... Donc impossible de se perdre. Les rues sont presque toutes perpendiculaires ou paralleles en elles. Il y a des avenues tres tres larges, du genre 14 voies pour la plus grande. On les traverse en 3 fois ! Des parcs, des jardins, les arbres sont en fleurs, on est au printemps, des jacarandas au bord de toutes les avenues, c'est vraiment depaysant. On n'etouffe pas dans cette ville, on trouve des coins tres tranquilles, des places avec des cafes en terrasse... et personne ne court, meme dans le metro.
Sarah etait dans une auberge de jeunesse, le Milhouse, et elle m'a propose de l'accompagner a une visite guidee de la ville le lendemain organisee par son hostal. Le lendemain je la retrouve, la guide s'appelle Stephanie, une fille de 25 ans tres sympa et le groupe vient de partout. C'est la que j'ai rencontre Juan Carlos l'Equatorien qui voulait partir en Uruguay aux memes dates que moi.

Le mardi on a visite le quartier de la Boca, un quartier pauvre au sud de Buenos Aires, avec une rue celebre, le Caminito, une sorte de Place du Tertre de Montmartre, avec des artistes du coin qui exposent leurs tableaux, des ateliers d'artistes, des danseurs de tango dans la rue. Cette rue est la plus connue de Buenos Aires car toutes les maisons sont peintes de differentes couleurs. Plusieurs versions tentent de l'expliquer mais il semble que cela soit parce que les habitants du quartier n'avaient pas d'argent pour se payer des pots de peinture et ils utilisaient les pots qui servaient a repeindre les bateaux du port, donc suivant l'arrivage, ils peignaient avec ce qu'ils avaient sous la main.

Dans le quartier de la Boca, il y a le celebre stade de l'equipe de la Boca qu'on appelle "la bombonniere" a cause de sa forme. On a visite le musee du stade et le stade, vide bien sur. Maradonna assiste a tous les matchs de la Boca, donc tous les 15 jours il est fidele au poste, il parait que tous les spectateurs lui font un triomphe, il a son bain de foule bi-mensuel. Il a paye sa loge personnelle 3 millions de dollards. Je voulais aller voir un match de l'equipe de la Boca, c'est tous les 15 jours, je calcule que quand je rentrerai d'Urugay je pourrais y aller. Il parait que c'est vraiment la folie comme ambiance. Malheureusement ca ne sera pas possible car entre-temps, a cause de problemes de violence dans le stade, ils ont justement decide de fermer l'acces aux non-membres des clubs de supporters et ca me passe sous le nez. Enfin la fille de Bush y sera elle, mais moi non, je suis pas VIP ! Le soir j'ai reussi a trainer Juan Carlos dans une boite salsa, l'Azucar, ou il y avait des cours et on a pris un verre apres avec le prof, un Uruguayen qui nous a emmenes dans le quartier de Puerto Madero.

Je commence a entendre les expressions argentines et c'est vraiment trop drole. Ici on ne dit pas "Hola quetal" mais "Hola como andas" litterallement "comment tu te promenes ?"! Ils disent Che pour interpeler quelqu'un, d'ou le Che Guevara, qui etait argentin et qui a ete surnomme Che a cause de cette expression. Ils disent tout le temps "Viste" comme pour dire "tu sais". Ils ajoutent -re a un adjectif pour ditre "tres" donc ca donne recansado, reboracho... Un con est un "voluda/voluda" mais on peut aussi appeler ses amis comme ca pour plaisanter. J'ai surnomme Mariana "voluda" car elle le dit tout le temps. Et la perle c'est l'expression "Barbaro/Barbara" pour quelque chose de genial "Que barbaro !" moi ca me fait penser a barbare, ca me fait marrer et Mariana m'appelle Barbara maintenant. Mariana dit ausi souvent "Mira voz!" comme pour dire comme "Toi alors !"

C'est tres facile de lier une conversation avec les Argentins, ils aiment parler, et moi qui ai ete frustree de ne pas pouvoir communiquer avec les bresiliens, je me rattrape. Ils sont curieux de savoir d'ou on vient, de quelle partie de France, ou on a appris a parler le "castellano" (a prononcer Catechano), c'est a dire l'Espagnol. On me trouve une pointe d'accent mexicain ! ils ont souvent ete en Europe, y ont de la famille, ils ont souvent une double nationalite italienne, espagnole.  Avant la crise economique de 2001, l'Argentine etait le pays le plus cher du continent pour les touristes, un peso etait egal a un dollar et du coup il n'y avait pas beaucoup de visiteurs etrangers. Depuis la situation s'est renversee, a la faveur des touristes mais les Argentins ont vecu une crise inimaginable en Europe, les banques fermees, les comptes de tout le monde geles, impossible de retirer d'argent, le peso archi sous-devalue, entreprises qui fermaient, beaucoup ont perdu leur logement car ils ne pouvaient plus rembourser leurs prets. Ceux qui ont pu emigrer en Europe, ou aux Etats Unis, legalement ou pour travailler au black l'ont fait. L'argentin moyen ne roule pas sur l'or et on sent que la crise a laisse des traces. J'ai vu des panneaux publicitaires qui parlent explicitement de la crise du style "Ce que la crise n'a pas pu te permettre de realiser, on va t'aider a le faire"

Le lendemain je retrouve le groupe de l'hostal a nouveau pour visiter de quartier de la Recoleta, Le quartier chic, un quartier qui ressemble a Paris, c'est vraiment troublant parce que c'est un copie colle des immeubles parisiens, pierre blanches et toits gris. L'ambassade de France en est un bel exemple.

Dans la Recoleta, il y a le cimetiere dans lequel est enterre Evita Peron, c'est un peu comme la tombe de Jim Morisson au pere Lachaise, il y a des fans inconditionnels, et des hordes de touristes qui prennent des photos, comme moi.

La guide nous explique que l'Argentine au 19 eme siecle avait les yeux rives sur la France, et on etait le pays a imiter. On sent que l'Argentine a eu un developpement que n'ont pas eu les pays voisins, l'architecture, les universites qui sont les meilleures du continent, les services publics... J'ai termine la journee par le musee d'Evita, un personnage qui est idolatre encore de nos jours en Argentine mais aussi tres controverse, car un peu demago et autoritaire. En tout cas c'est une femme qui en avait pour l'epoque, les Argentines ont pu voter avant les francaises, elle a cree des dizaines d'hopitaux, centres de vacances pour les enfants, orphelinats, maisons de retraites, ecoles dans toute l'Argentine. L'Argentine s'est tres enrichie pendant la 2eme guerre mondiale et juste apres car elle exportait tous les biens dont manquait l'Europe et ainsi l'Etat a pu financer tout ca.

Le soir j'ai rencontre Douglas le copain d'Alejandro, qu'on avait connu a Salvador pour ceux qui suivent. Tres sympa, il m'a fait connaitre les endroits preferes de sa ville, on est alle dans une milonga, au Viejo Correo, un lieu on on danse le tango mais ou vont les vrais danseurs, ce n est pas un spectacle du tout, y'a pas un touriste, c'est que des seniors qui dansent, ils sont sortis leurs beaux habits, ils sortent madame ou bien ils viennent seul/e. Pas de chichi ils sont la pour danser, ils dansent colle-serre, les dames sont habilles plutot tres sexy pour leur age je trouve, c'est un spectacle emouvant, triste et beau a la fois. Douglas m'a explique qu'il y a tout un code, les messieurs invitent les dames d'un simple regard, auquel elles repondent d'un regard aussi, en une seconde.

 Jeudi on a visite le centre historique, La plaza de Mayo, on a vu les eleves du Collegio National, le meilleur lycee de buenos aires feter la fin des cours et les vacances d'ete. On a visite le quartier de San Telmo, qui est un quartier d'antiquaires, assez touristique, avec des marches, des danseurs de tango dans les rues...
L'apres-midi on est revenu Plaza de Mayo et on a assiste a la Marcha de las Madres, ces meres de desaparecidos, c'est a dire les Argentins qui ont ete enleves, tortures et tues pendant la Guerra Sucia, la Guerre Sale, pendant la dictature militaire. On les estime a 30 000. Tous les jeudis depuis 25 ans ces femmes, meres, epouses, soeurs, se rassemblent pour demander a l'etat de lever le voile sur cette periode, punir les coupables, retrouver les corps. Elles defilent avec un foulard blanc dans les cheveux, c'est leur symbole et les photos de leurs fils disparus. Les corps des desaparecidos n'ont jamais ete retrouves, certains ont ete jetes en mer par des avions, on m'a raconte des histoires horribles. Les argentins ont vecu dans la crainte de se faire enlever, interdiction donc de parler de politique ou de religion a qui que ce soit. Beaucoup d'intellectuels ont du fuir le pays. La meme histoire s'est repetee en Uruguay et au Chili. Las Madres de Plaza de Mayo sont maintenant une organisation politique assez reconnue apparemment. Et une derniere chose a ce sujet, ces Madres cherchent ausi leurs petits-enfants car quand certains couples etaient tues et qu'ils avaient des enfants en bas-age, on les confiait a des familles de militaires qui ont eleve ces enfants sans leur reveler leurs origines. Suite aux recherches de ces Madres, certains ont appris la verite et ont retrouve leur famille biologique. Il y a meme un centre ou lorsqu'on a un doute sur sa filiation, on peut aller faire des test ADN et verifier. Donc certaines de ces Madres qui ont perdu un enfant sont quand meme des Abuelas.

Le soir j'ai pris ma premiere lecon de tango avec Mariana a la Catedral, le lieu que m'avait conseille Victoria et en effet, c'est un endroit qui m'a beaucoup plu. Le cours m'a vraiment donne envie de continuer. C'est l'homme qui mene la danse, comme d'habitude et si on tombe sur un bon danseur, on a l'impression qu'on glisse sur le sol, mais c'est juste une impression, en fait c'est tres technique et pas facile du tout. En tout cas hyper sensuel. Et quand on tombe sur un partenaire comme le mien, un italien, Georgio, c'est pas desagreable !

Vendredi resalsa a la Salsera avec Mariana et Douglas et samedi soir sortie avec les copines de Victoria, une bande de 6 filles tres sympas, on est sorti dans Palermo, le quartier qui monte, avec moults restaurants, bars a la mode, boutiques de createurs... et ont est parti dans une fete etudiante ensuite. Musique argentine excellente, je vais m'acheter des CD de cumbia, je ne connaissais pas ca ! Rentrees au petit matin avec Mariana, je me suis dit que vraiment, les Argentins pour la fiesta je leur tire mon chapeau, Respect. C'est de la folie, ils sortent a 3 heures en boite, a 7 heures c'est encore le plein boom. Les Argentins comme le dit la legende sont des dragueurs ca c'est vrai et ils te demandent ton nom et direct apres ton age, a chaque fois !

Voila ma premiere semaine a Buenos Aires, plutot chargee. Entre tous ces va et vient j ai partage la vie de la famille de Victoria et je me suis sentie comme dans un cocon chez eux. Ils m'ont ouvert leur maison et leur vie, Susana m'a cuisine tous les plats argentins que je devais connaitre, j'ai eu une famille "au complet", j'entends non-monoparentale, et meme une petite soeur, des experiences plutot inedites pour moi !  C'est ma famille d'adoption en Argentine et ils m'ont adoptee je crois aussi !

De retour d'Uruguay, le samedi suivant, je me suis retrouvee au milieu de la GayPride de Buenos Aires, a la recherche de magasins mais j'avais tout faux, j'etais dans le quartier de bureaux et tout etait ferme. Le soir on est alle au Cafe Tortoni avec Mariana, voir un spectacle de tango, cette fois-ci c'etait des professionnels qui dansaient, un vrai show avec un orchestre. J'etais motivee a bloc pour continuer la fiesta sur ma lancee mais je me suis ecroulee comme une masse apres le spectacle alors mon dernier samedi soir a Buenos Aires a ete tres calme. Le dimanche, j'ai visite le Teatro Colon, considere comme l'un des 5 meilleurs au monde pour son accoustique avec l'Opera de Paris, la Scala de Milan... On a pu voir les salles de repetition, les loges, les ateliers qui fabriquent les costumes, chaussures, perruques, tous les accessoires. J'etais un peu patraque ce jour-la, triste d'etre partie d'Uruguay, de partir de Buenos Aires, de quitter la famille, et j'ai fini par une tentative de vol de sac a main dans la rue, mais le cuir argentin de mon sac et la tenacite gersoise ont eu raison de ce "pendejo" qui est finalement parti en courant, bredouille. Le soir on est retourne a la Catedral avec Mariana pour un dernier tango. On est tombe sur un taxi porteno vrai de vrai, qui conduisait en buvant son mate et avec l'echarpe du club de la Boca autour du cou ! Barbaro !

Apres tout ca, ca m'a ete tres difficile de partir de cette ville et je ne realise d'ailleurs toujours pas que Buenos Aires, c'est deja fini... Mais je reviendrai un jour, c'est sur.

 

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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 02:06

 

Mon sejour en Patagonie a commence a El Calafate, petite ville tres touristique ou des flots d'envahisseurs comme moi debarquent d'avions, de bus pour aller admirer les glaciers dans le celebre Parc Naturel de los Glaciares et en particulier le glacier du Perito Moreno. Je me suis presque sentie genee d'appartenir a cette cohue, a cette foule qui se presse face a un spectacle si serein, si silencieux et si pur. La nature a son apogee.

 

 

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Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /Déc /2006 01:06

oui desolee je sais j ai ete tres silencieuse, j ai passe 10 jours en Patagonie, a El Calafate et El Chalten (www.elchalten.com), a visiter des glaciers et faire des randos qui m'ont achevee mais dont je me souviendrai longtemps. Apres 48 heures de voyage en bus hyyyyyyper longues et ennuyantes dans la steppe patagonienne ou il n y a absolument rien a voir, le desert complet pendant 2 jours, je suis depuis ce soir a Bariloche, la region des lacs, des montagnes, il parait que ca ressemble a la Suisse.

MISE A JOUR URUGUAY
Je viens de remettre a jour l'Uruguay, donc vous pouvez tout relire si vous voulez, voir plus bas.

et des que j ai un moment je mets a jour Buenos Aires, la Patagonie, tellement a dire... j ai des photos canons de glaciers qui vont faire baver dans les chaumieres !

Enfin tout va bien, je rassure tout le monde, merci pour vos mots d encouragements. A tres vite.

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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 23:16

 

Jai deja 2 semaines de retard sur mes aventures depuis que je suis arrivee a Buenos Aires mais cette ville trepidante ne m a pas laisse de repit ! Juste pour que vous suiviez, apres une semaine passee a visiter la ville, je raconterai en details des que j ai un moment, je suis partie en Uruguay, un mini-pays coince entre l Argentine et le Bresil au bord de l ocean atlantique, a 2h30 en bateau de Buenos Aires, et qui est archi plat !

je fais la route avec Juan Carlos, un equatorien rencontre en visitant Buenos Aires et qui lui aussi parcourt l'Amerique du Sud. Pour vous decrire Juan Carlos en quelques mots, il parle francais comme vous et moi et pourtant il n a jamais mais les pieds dans notre pays. Les cours de l'Alliance Francaise ont suffit, comme quoi certains profs font du bon boulot (smack au Beach Boy en passant...) Et il adore la chanson francaise des annees 80, style Niagara et compagnie, alors on etait fait pour s'entendre. Il n'a pas pris de vacances pendant 4 ans pour pouvoir s'absenter 2 mois de son boulot et faire ce voyage.

 

On est parti lundi matin en bateau, sommes arrives a Carmelo, une ville minuscule et tres calme ou on voit des carrioles avec des chevaux dans la rue, etrange. C'est la ville natale de Susana, la mere de la famille chez qui je suis a Buenos Aires. Comme a Buenos Aires, les jacarandas sont en fleur et la ville est parsemee de nuages mauves... Maman ca te plairait !

 

De la on a pris un bus pour Colonia, une ancienne ville fondee par les Portugais au bord du Rio de Plata, le fleuve qui separe l Argentine de l'Uruguay. Le fleuve est a ce niveau un estuaire et on n'apercoit meme plus les rives, on se croirait au bord de la mer. 

Colonia, ses rues pavees et ses maison colorees

Le monde est vraiment tres petit car j'ai retrouve dans l'une des ruelles le couple anglo-canadien que j'avais rencontre au poste frontiere de l'Argentine et du Bresil, ceux dont j'avais deja parle, la fille qui ne pouvait pas aller au Bresil sans visa...

ll fait vraiment chaud ici (et je ne dis pas ca pour  faire raler mes copines !), une chaleur seche, le soleil se couche vers 20.30, hummm, l'ete arrive !!! Apres Colonia, on est reste une nuit a Montevideo la capitale, j ai trouve LE bar salsa de la ville a ma grande joie. Montevideo, en semaine, est tres calme par rapport a Buenos Aires. La centre ville est assez petit, et l architecture est vraiment... heteroclite on va dire, des maisons coloniales qui ne sont pas souvent restaurees, a cote d'immeubles tres modernes, et plutot moches pour certains, en fait il n y a aucune unite, c est un peu le why !

la place centrale de Montevideo

Le lendemain on est parti a Punta del Este, station balneaire chic pour Uruguayens et Argentins fortunes.

Sculpture sur la plage de Punta del este

 

Le centre ville c'est genre Costa Brava betonnee mais la ou nous sommes c est loin de tout ces grattes-ciels, dans les pins. On est entoure par des maisons toutes tres modernes qui doivent valoir des fortunes, et qui sont vides en ce moment car la haute saison ici commence fin-decembre/janvier. Notre auberge est celle-ci http://www.manantialeshostel.com/uilayer/eng/home.htm et on n'a pas envie d en partir !  

Dans ces auberges, on rencontre toujours des voyageurs du monde entier qui nous font pourtant sentir que le monde est tout petit. En quelques jours, j ai connu une Argentine qui elle aussi a fait des petits boulots a Dublin, elle travaillait au Major Toms, un bar ou j allais voir les match de la Coupe du Monde en 98 et elle, elle venait souvent manger a Beshoffs, le restaurant fish and chips ou je travaillais. Et hier je discutais avec un Dublinois de Blackrock, juste a cote de Dun Laoghaire, Maud ca te dira quelque chose, et un Urugayen qui a travaille au Bewleys, le grand cafe a cote de mon resto, Marie Laure, tu dois te souvenir. Bref, mes souvenirs irlandais remontent a la surface et je ne m attendais pas a discuter des pubs de Dublin avec des Latinos !

le Chivito, la specialite culinaire de l'Uruguay

J ai visite Casa Pueblo, la maison construite par Carlos Páez Vilaró, un peintre urugayen de 80 et quelques annees, apparemment celebre dans le monde entier mais dont j ignorais l existence je dois dire. Son style fait un peu penser a Picasso. Il y vit toujours. Cette maison est vraiment impressionnante, toute blanche avec des formes arrondies, comme si on l avait dessinee avec de la chantilly.

Jeudi soir excellente soiree a l Auberge avec les gerants uruguayens, des puerto ricains, espagnoles, americains, le dublinois, Juan Carlos pour l Equateur et moi la francesa, un bon melange. On a mange le traditionnel asado, la viande grillee au barbecue et ensuite fiesta toute la nuit sur la terrasse jusqu au lever du soleil.
Le vendredi soir on est revenu a Montevideo, pour une derniere soiree puisqu on nous avait dit que les week ends c'etait tres anime. Et c est vrai, les gens sortent tres tard, comme a Buenos Aires, on se sent ringard de rentrer se coucher a 6 heures alors que les bars et boites sont pleins a craquer ! C'est vraiment la folie ici. On a rencontre des mexicaines tres sympas a l auberge, qui nous ont emmenes a l Almodovar et on a enchaine ensuite avec la City, que des chansons latinos, cumbia, tubes argentins, reggaeton, salsa, c est un tel bonheur pour moi d ecouter cette musique qui me rend comme une pile, ceux qui me connaissent bien savent ce que je veux dire.  Je suis envieuse quand je vois tous ces sud americains qui connaissent les memes chansons, Mexicains, Equatoriens Urugayens, ils chantent tous ensemble, ils ont vraiment une culture musicale commune a tout le continent, que j aimerais avoir moi aussi. Ca me transporte carrement et je danse toute la nuit comme tout le monde ici. La cumbia par exemple, ca se danse un peu comme le merengue et les mecs invitent les filles. Je suis vraiment admirative, sur le meme continent ils sont la salsa, le merengue, la bachata, la cumbia, en Argentine le folkloro, le tango... pour ne citer que les plus connus, ca fait partie de leur vie, a tous sans distinction d'age, de classe sociale. Ils ont ca dans la peau ! Ca me fascine. En Europe, hormis en Espagne, on n'a pas cette culture de danse comme ca. On est triste et coince a cote d'eux !

On a trouve les Uruguayens tres tres accueillants, chaleureux, ils n'ont pas beaucoup de touristes je pense, hormis les Argentins. Pour vous dire le bus de ville qu on a pris a Montevideo pour aller a notre auberge s'est carrement arrete a un angle de rue expres pour nous, pour ne pas qu on se perde ! Juan Carlos pense que s'il avait ete seul le chauffeur ne se serait pas arrete pour lui ! N'empeche c'est quand meme sympa et que ce n est pas a Paris que ca va arriver ! Il y a une sorte de douceur de vivre ici, on est dans un pays latin mais les gens sont tres calmes, roulent lentement... un Uruguayen nous racontait qu'il y avait une faible criminalite par rapport a l'Argentine et au Bresil car le pays est tellement petit que lorsque quelqu'un commet un delit, il sait qu'il le portera toute sa vie sur les epaules car ici tout le monde se connait.

Les Uruguayens sont encore plus accros au mate, ils se trimballent dans la rue avec leur thermos d'eau chaude a la main et leur petit verre rempli de Yerba de Mate, leur "the" a eux. Et tous, jeunes et vieux, habilles chic ou relax, au jardin public ou en marchant, c'est leur truc.

J'ai meme vu un panneau dans le bus qui demande aux passagers de ne pas fumer, normal, et aussi de ne pas en boire de mate pendant les trajets ! En cas d'arret brutal, l'eau chaude pourrait bruler les autres passagers et la paille metallique avec laquelle ils boivent, la bombilla, peut provoquer des blessures dans la bouche !

 

Apres ces quelques jours avec Juan Carlos, nous nous sommes dit au revoir, chacun reprenant sa route, lui pour le Bresil et moi pour Buenos Aires et la Patagonie. Rendez-vous dans son pays debut mars pour une visite guidee de Quito. Hasta luego Juanito !

Pour finir une anecdote qui a son importance pour mes copines celibataires, l Uruguay = the place to be, sans hesiter. Je ne sais pas si c est le salon des beaux gosses de l hemisphere sud en ce moment, la foire aux blocos ou si c est le mate qu ils boivent toute la journee qui les rend comme ca mais c est une tuerie :-))))) Avis aux interessees...

 PS : Gracias Flavie pour tes conseils, me gusto mucho tu paisito !

 

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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 22:12

L'Argentine, je n'y connaissais rien jusqu'a qu'un copain y parte l'annee derniere et que l'un de ses compagnons de voyage tienne ce blog et que je les suive ainsi a la trace
c'est en espagnol mais pour ceux qui comprendront c'est magnifiquement ecrit je trouve.
http://moisessevillano.typepad.com/bitacora/cuaderno_de_bitcora/index.html
En le lisant je me suis dit que moi aussi un jour j'irai. Je suis tres contente d'avoir decouvert quelques coins du Bresil mais je sais que je n'y serai pas allee sans Isabelle. Alors que l'Argentine, Chili, Bolivie et la suite, c'est vraiment ce qui a motive mon voyage. Donc l'entree en Argentine, c'etait un grand moment pour moi et j'etais AU TAQUET!

Apres le passage aux douanes bresiliennes et mon amende en guise de cadeau de depart, douanes argentines, et la soudain je me sens comme a la maison, enfin je comprends tout ce qu'on me dit, pas besoin d'interprete et je peux enfin parler. Les Argentins chantent quand ils parlent, on m'avait dit que ce sont des Italiens qui parlent espagnol. En tout cas c'est facile a comprendre, si ce n'est qu'ils te mettent des "che" a la place de "ye". Donc ca donne ici que me chamo Fanny y que me gusta la placha. A part ca, et le "voz" qui remplace que "tu", c'est pareil.

Je suis montee dans le buz a Puerto Iguazu, et j'etais la seule dans le bus au depart, qui s'est rempli au fur et a mesure pendant le trajet. Les bus argentins ont 2 etages et quand on est en haut et tout devant, on a une vue panoramique geniale. Du coup je me suis installee tout devant et j'ai pu profiter du paysage. J'etais comme une reine ! Les sieges sont maxi-larges, inclinables a 180 degres si on choisit la classe cama, on m'avait prevenu, c'est le top confort. Il y a une sorte d'hote de l'air qui sert boissons et a manger, c'est comme l'avion. Il s'appelait Cristian et il m'a invite a boire le Terere avec lui et le chauffeur. Ici ca se fait beaucoup d'inviter les passagers. Je me suis donc retrouvee avec Critian et El Chaco dans la cabine du chauffeur a fumer des clopes et a gouter le Terere, qui est une sorte de jus de fruit que l'on verse dans une sorte d'infusion qui donne un genre de  the glace, c'est tres bon et c'est carrement meilleur que le "mate" que j'ai goute ensuite. Ca se boit avec une paille en metal. Je mettrai une photo de ce verre a mate quand je pourrai. Selon la tradition c'est toujours la même personne qui le prépare et le fait "tourner". En tout cas c'est tres convivial et c'etait une bonne entree en matiere de l'Argentine ! S'en est suivi une conversation sur nos pays respectifs, le chauffeur Chaco qui se desolait de ne pas pouvoir acheter son parfum francais dans sa ville -pourtant tres grande- car il n'y avait pas de parfumerie. Et moi je lui disais qu'il y en avait 4 dans mon petit bled et il n'en revenait pas. Il etait blond au yeux bleux et m'expliquait qu'il etait petit-fils d'Ukrainien et de Polonais et que dans la region Missiones que nous traversions et dont il est originaire, il y avait eu des milliers d'immigres d'Europe de l'Est au siecle dernier. Et c'est vrai, a l'arret suivant j'ai hallucine, je regardais les gens qui attendaient le bus, ils avaient tous des tetes a s'appeler Serguei ou Katarina plus que Juan ou Maria ! J'ai pas vraiment dormi pendant ces 18 heures de trajet, je crois que j'etais un peu trop excitee a l'idee d'etre en Argentine.

A l'arrivee a Buenos Aires lundi matin je suis allee chez la famille Cozzo, chez les parents de ma copine argentine Victoria qui vit en France. Juan Carlos, Susana et Mariana la petite soeur de 20 ans. Une famille adorable ou je me sens comme a la maison. C'est rigolo car j'ai l'impression d'avoir pris la place de Victoria, je petit-dejeune et dine avec ses parents, je dors dans son lit, dans sa chambre qu'elle partage avec sa soeur Mariana qui elle se rejouit de ne plus etre toute seule et d'avoir quelqu'un avec qui elle peut fumer des clopes au bord de la fenetre !

J'ai retrouve ensuite Sarah la neo-zelandaise qui m'avait prete de l'argent, l'ai remboursee enfin et on est parti manger toutes les 2 un bon gros steack argentin, mon premier, enorme et delicieux comme la legende le dit. Et c'est vrai !

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Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /Nov /2006 21:08

Decidement, je crois que je suis cernee, tous mes amis y passent les uns apres les autres, ce doit etre contagieux, on croit qu'ils sont epargnes et puis non, un jour la nouvelle tombe comme un couperet. Moi apparemment j'ai de quoi voir venir mais mes amis, surement  jaloux, me disent que personne n'y echappe et qu'un jour moi non plus je ne ferai plus ma maline. Aujourd'hui c'est Celine, elle l'avait pas vue venir mais en ce 16 novembre 2006, c'est son tour. La trentaine.

Pour vous la presenter, je dirai que c'est un sucre d'orge. Petite brune aux yeux clairs, delicieuse et acidulee, elle s'habille toujours en couleurs, avec maquillage, bijoux et accessoires assortis. C'est une parisienne, une des rares que je connais, une costumiere/habilleuse extra, vous voulez un sac violet assorti a votre nouvelle robe, elle l'a. Des boucles d'oreilles rose fushia, elle les a. Un collier vert aussi. C'est un palais aiguise, qui terrorise depuis plusieurs annees tous les patissisers de France et de Navarre quand elle juge les Championnats de France des desserts. (oui, un tel job, ca existe). Elle est aussi experte dans l'art de dehanche/fessee qui malheureusement ne peut pas s'expliquer, seules ses amies en sont temoins. La seule chose que je peux vous dire, c'est que ca se passe en boite, tard dans la nuit, quand elel est "on fire" apres l'ingurgitation de quelques boissons alcooliseees. Enfin, pour finir, je dirai qu'elle est tres tres agacante, elle rentre encore dans un 36, elle a un corps de malade, elle en parait 20 mais pourtant elle en a 30 !

Ma Celine, toutes tes copines t'ont lache en ce jour, aucune de nous n'est a Paris, tres occupees que nous sommes pour differentes raisons. Marie-Laure se la pete en Birmanie, Maud pouponne a Londres, Carine a deserte chez les Yankees qui votent Bush, et moi je cherche le pere de mes enfants en Argentine. Bref, pardonne-nous, on ne te merite pas, mais au nom de toutes je te souhaite quand meme un joyeux anniversaire.

Enormes bises a toi.

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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 23:16

Nous avons enfin vu les chutes d'Iguazu, le clou du voyage. J'avais deja vu des photos mais elles ne rendent pas la beaute et la force de ce spectacle. Ces chutes sont au milieu d'un parc naturel avec des singes, des toucans, des papillons multicores, des animaux dont je n'ai pas encore trouve le nom, le tout dans une jungle tropicale. Par chance nous les avons vues les 2 jours sous un soleil de plomb et sans un nuage a l'horizon. Du cote argentin on approche les cascades de plus pres, on est assourdi par le bruit, on est meme arrose par certaines, du cote bresilien on a une vue d'ensemble toutes ces chutes et cascades, des 2 cotes c'est fascinant.

Pendant ces quelques jours, on a fait la connaisance de Sarah, une neo-zelandaise qui etait dans notre dortoir a l'auberge. Elle aussi voyage seule quelques mois en Amerique latine apres avoir passe 5 ans a Londres et avant de rentrer pour de bon au pays. On est alle au resto un soir les 3 ensemble et je crois que la scene valait des points comme dirait Maud. Sarah ne parle qu'anglais, comme tout bon anglo-saxon qui se respecte, donc Sarah me demandait en anglais ce que voulait dire tel plat, je demandais a Isa qui elle seule comprenait le menu en portugais, qui m'expliquait en francais et je retraduisais a Sarah, bref une bonne scene de blondes. Il se trouve que cette fille nous a sauve la mise parce qu'avec les problemes de banque qu'on a eus Isa et moi, je vous epargnerai les details, elle nous a avance du liquide, car on ne pouvait meme pas payer l'hostal ou on etait ni moi me payer le bus jusqu'a Buenos Aires !  Par chance, elle aussi allait a Buenos Aires, un jour avant moi, alors comme preuve de ma bonne foi, je lui ai laisse mon appareil photo en caution et je l'ai retrouvee en Argentine, l'ai remboursee et ai recupere ma "camara" comme on dit ici. Bref tout s'est bien termine, on a pu quitter le Bresil, chacune de notre cote. Isa, au moment de nous dire au revoir, l'air de rien style je me cache derriere mes lunettes de soleil de star, a fait sa Fanny. Non mais normalement c'est MOI qui pleure Isa, c'est moi la specialiste des scenes tragiques!

J'ai pris mon bus pour les douanes bresiliennes, ou on m'a mis une sorte d'amende a retardement car je n'avais plus le petit papier qu'on m'avait donne en arrivant (comme une grosse neness je l'avais justement jete la veille) donc si je reviens au Bresil un jour je dois payer 50 euros. Je devancerai certains en disant "Elle est laaaaaaa...". En plus impossible de m'echapper, sur mon passeport j'ai maintenant le tampon d'entree, celui de sortie, et un 3eme d'amende, la classe. Sinon aux douanes, c'etait assez drole car il y avait un couple, un anglais et sa copine canadienne, qui venait de l'Argentine et voulait passer au Bresil pour voir les chutes. L'anglais pouvait passer mais pas sa cops car elle devait avoir un visa et payer je ne sais plus combien de dollars. Elle commencait a criser et la le douanier lui a explique qu'ils faisaient aux Canadiens ce que les Canadiens faisaient aux Bresiliens, ni plus ni moins. Trop fort la scene, le pire c'est pour les Americains, je crois qu'ils doivent pauer 125 dollars de visa.  Tout ca pour dire que les Bresiliens ne baissent pas leur froc.

D'autres anecdotes en vrac avant de clore le chapitre du Bresil, on a quand meme remarque beaucoup de cliniques esthetiques, c'est pas un mythe et les affiches sont bien grandes et visibles donc on ne peut pas les louper. J'ai essaye de voir sur la plages si certaines fesses pouvaient etre vraies ou fausses mais je j'ai rien vu de sur-naturel.
Les bresiliennes ont toutes les cheveux longs, petites filles, ados, trentenaires...
Sinon a Sao Paulo, on a remarque beaucoup d'asiatiques, des tetes de Japonais precisement, on pensait que c'etait des touristes sauf qu'ils parlaient bresilien. Et en fait il y a Sao Paulo la plus grosses communaute japonaise expatriee au monde. D'ailleurs on est passe devant l'hopital nippo-bresilien, ca ne s'invente pas !

Voila je n'ai pas fini mais on me chasse du cafe internet, les photos viendront plus tard.

Bises de Buenos Aires ou tout se passe bien.

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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 00:45

Notre derniere maison au Bresil

Derniere etape de notre sejour au Bresil, Foz do Iguazu cote bresilien, Puerto Iguazu du cote argentin. 200 chutes se reunissent au frontieres du Bresil, de l'Argentine et du Paraguay. Les plus hautes cascades font 70 metres de hauteur. On les visite du cote bresilien et argentin. On fait ca demain et apres-demain. Aujourd'hui on s'est balade dans la ville, qui est vraiment etrange, ca fait un peu ambiance film de far-west mafieux on a trouve ! des plaques d'immatriculations des 3 pays, ca parle espagnol et bresilien, beaucoup de boutiques, de gens qui trainent, pas de touristes car ils sont tous en train de visiter les chutes. Ma compatriote auscitaine, guide interprete et compagne de voyage repart dimanche a Rio puis a Auch notre terre natale... chargee des 5 kilos qu'on ramene de shopping, rien que ca. Moi je passerai du cote argentin direction Buenos Aires apres 20 heures de bus, et ferai connaissance de la famille Cozzo ! Rendez-vous dans quelques jours donc.

Beijo do Brasil

Isabelle et Fanny

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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 22:54

 

De retour de Salvador on est reparti a Buzios, une petite station balneaire a 3 heures au nord de Rio, que l'on surnomme le Saint-Tropez bresilien parce que c'est chic et parce que Brigitte Bardot s'y rendait dans les annees 60. Pas d'immeubles, que des maisons, beaucoup de bars, en pleine saison la population pase de 20 000 a 100 000 et c'est le gros lieu de fiesta des cariocas. Nous on est au printemps en ce moment, donc c'est pas les grandes foules et c'est plutot agreable. Cote plage on a ete un peu decu, c'est pas les plus belles mais elles restent quand meme tres exotiques pour nous. On peut acheter des brochettes de crevettes grillees sur la plage, c'est pas trop fort ca ! Enfin on a rencontre un "joli coeur"  de 1ere categorie de 2 fois notre age qui nous a bien fait rire car il nous draguait comme au siecle dernier.

Ensuite on est revenu a Rio dans notre appart, enfin celui de Nico et Mathieu (Mathieu Andre Jacques de son vrai nom :-) mais on s'y sent comme chez nous tellement on est bien recu ! Il faut dire que leur appart est tres sympa, a cote de la plage, que Nico et Mathieu ont le chic d'avoir toujours des bons plans, s'occupent de nous comme des reines, nous commandent les taxis, nous presentent leurs potes bresiliens, nous emmenent dans des soirees, a des match de foot, bref Rio dans ces conditions c'est le pied ! En echange, on leur prepare des petits plats, gersois ou autres et ca leur fait tout drole car ils ne connaissent que les plats a emporter. 

Le samedi apres une incontournable pause plage bronzette pour Isa et moi et beach-volley pour nos hebergeurs, on a file avec leurs copains au Maracana, le stade de Rio, pour un match Flamengo Atletico. Chaude ambiance. Puis soiree anniversaire au bord de la Lagoa, un immense lac dans la ville, canape sur le sable et vue de Rio by night. Et pour finir, on est alle a la Mangueira, l'ecole de samba ou on avait ete 2 semaines avant, c'etait encore plus bonde que la derniere fois, on commence vraiment a connaitre la chanson du carnaval 2007 car ils la chantent toute la nuit ! http://www.mangueira.com.br

L'etape suivante a ete Ilha Grande pour 2 jours, une ile tres grande comme son nom l'indique, au sud de Rio. La on a vraiment trouve notre bonheur, un petit village de pecheur et quelques pousadas, pas de voiture, plein de petites plages et des tres tres grandes completement sauvages, accessibles qu'en bateau. Vraiment c'est notre coin prefere, surtout la plage Lopez Mendes.

Mon experience du surf s'est arretee a cette photo, juste pour me la peter !

Ces deux jours etaient bien fun, le trajet retour en bateau un peu moins, avec la pluie, la mer un un peu agitee et pour finir avec une panne de bateau... qui n'a pas dure heureusement

Meme dans la tempete, Isabelle reste zen

En redescendant la cote, on a passe une journee a Paraty, a mi-chemin entre Rio et Sao Paulo, une ville coloniale restee intacte qui fut un tres gros port autrefois, des rues pavees, des maisons blanches, c'est comme un musee, d'ailleurs c'est patrimoine de l'Unesco. Il n'y avait pas un chat dans les rues car on est en semaine et hors saison, on a adore.

 

et encore et encore du shopping ! Isabelle prise en flag

Puis nous sommes redescendues a Sao Paolo hier soir, avons teste le metro, et avons debarque une fois de plus chez Nico, dans son deuxieme chez-lui, car il travaille la-bas en semaine. Sao Paulo, des kilometres et des kilometres de ville, 3eme megalopole au monde soi-disant (Mexico numero 2). Dans l'etat de Sao Paulo vit 1/4 de la population de Bresil soit autant d'habitants que dans toute l'Argentine ! La vue d'avion est impressionnante, beaucoup, vraiment beaucoup de gratte-ciels. On n'y est reste qu'une nuit au final car on prenait l'avion pour Foz do Iguacu ce matin.

 

 

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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 22:03

On est arrive dans une auberge tres sympa, en plein centre dans le Pelourinho, qui est le quartier historique. On dit de Salvador que c'est la ville la plus africaine du continent. 3 millions et demi d'esclaves africains ont ete deportes vers Salvador, soit 1/3 de tous les esclaves du continent americain. Il en est reste une culture, des musiques, des danses, des robes, une gastronomie, des rites religieux specifiquement bahiannais (d'ailleurs ils celebrent les orishas comme a Cuba) et surtout une population metissee qui donne des Bresiliens et Bresiliennes vraiment canons je dois dire !

 

Bahianaise en habit traditionnel, enfin traditionnel pour les touristes !

Salvador c'est des maisons coloniales tres jolies, des eglises partout. L'une d'elles, l'igrega Sao Francisco n'a pas moins de 700 kg d'or a l'interieur. Ils etaient tares ces Tos ! (pardon Isabelle)

A tous les coins de rue de l'artisanat, qui ne nous a pas laissees insensibles, ni nous ni notre porte-monnaie. Beaucoup de peintres vendent des tableaux qui representent le quartier, avec ces maisons colorees, les danseuses bahianaises, c'est magnifique, pas cher du tout pour ce que c'est alors forcement on achete un tableau, puis 2, Isa en est a 14...

L'artiste Santana avec son neveu

Le soir de notre arrivee, c'etait la folie, des concerts et des defiles partout, il y a 4 places qui sont animees tous les soirs avec des concerts : samba, MPB (Musica Popular Brasileira), forro, reggae, il y en a pour tous les gouts. On est alle a un concert de MPB, ca se danse comme du merengue, c'est genial.

 

Pendant la journee on avait sympathise avec Alejandro, un agent de voyage charmant qu'on a saoule de questions toute la matinee alors pour nous faire pardonner on l'a invite prendre un verre avec nous le soir

Tres sympa il nous a fait un tour guide du quartier du Pelourinho et de San Antonio by night et nous a presente des copines, Michele, une prof de danse de Sao paulo et Eliane, une journaliste people de Rio qui etaient en vacances a Salvador comme nous. Le lendemain elles nous ont emmenees sur une plage de Salvador avec plein de surfeurs.

Puis on est alle a Morro de Sao Paulo, une ile a 2 heures de Salvador, pour une premiere etape plage et farniente.  Morro de Sao Paulo est une ile assez relax, pas tres sauvage, pas mal de restos, de boutiques mais les plages sont tres grandes et on peut se promener tranquille des qu'on s'eloigne de la partie habitee.

Apres 2 jours, on est revenu a Salvador, le temps de dernieres emplettes, le soir on est alle voir le Bale Folclorico da Bahia, des danseurs incroyables avec demonstrations de capoeira, danses, chants et musiques de Bahia, un spectacle magnifique. D'ailleurs la troupe tourne souvent en Europe.

Puis on a rejoint nos copines pour une derniere soiree girls a Salvador, dans un bar du quartier de Barra.

Pour ce qui est de se faire des copains au Bresil, je dois reconnaitre que grace a Isabelle cela va beaucoup plus vite ! Elle n'est pas portugaise et petite-fille de bresilien  pour rien. Les Bresiliens sourient quand elle parle car elle a un accent portuguais evidemment, ca les fait marrer, un peu comme quand les Gersois ouvrent la bouche a Paris... on connait ca. Mais bon on peut quand meme parler espagnol, comme avec ces Bresiliennes, donc on s'en sort toujours. Grace ou a cause d'Isabelle, je ne sors pas un mot en bresilien, elle fait tout pour moi alors a part dire "Bom dia", "Tudo bom" "Obrigada" (merci) et "um suco de manga com leite", c'est la honte mais je ne sais rien d'autre. La pauvre Isa doit en avoir marre de m'assister.

Finalement nous n'aurons pas eu le temps de revoir Eliane a Rio ni Michele a Sao Paulo mais nous essayons maintenant d'organiser a distance une blind date entre Nico et Michele pour qu'ils se rencontrent... affaire a suivre !

 

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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /Nov /2006 22:52

 

En ce 4 novembre 2006, Sophie a 30 ans !

Sophie... son prenom est une blague a lui tout seul car elle n'est pas vraiment sage mais passons... Sophie est une belle fille du Sud, elle aime sa region, Abba, Love generation and Hold on, Sophie n'est jamais fatiguee, elle est toujours partante pour sortir, meme avec une heure de trajet et 2 bus a prendre. Toujours de bonne humeur, le sourire et la patate, c'est une marcheuse increvable sur talons, une danseuse jusqu'au bout de la night et son peche mignon est la vodka Redbull a Londres, le mojito maison sur sa terrasse a Grasse ou la pina colada au Carlton, c'est selon.

Sophie c'est ma collegue de la Maison de la France, devenue mon binome inseparable night and day durant cette annee si speciale a Londres. Sirene de Camberwell avec Nelle, dancing queen des clubs londoniens, bookeuse hors-pair des London parties, degoteuse surdouee de chaussures pas cheres. C'est aussi une fervente adepte des chips salees du Pret a Manger, des bonbons Haribo, de notre QG libanais chez Marouj, des restaurants turcs, des sandwich beurre-nutella et de la bonne bouffe en general !

Amie inestimable avec qui j'ai partage pauses dejeuner Wasabi avec nos collegues MDF, pauses clopes multi-quotidiennes, verres apres le boulot, balades au bord de la Thames, samedi a Portobello, dimanche a Spittafield, picnics a Hyde Park avec Nelle, Cecile, Romain et la clique, siestes a Greenwich, shopping effrene a Topshop, cours de salsa, sorties et night bus innombrables, debriefing de soirees et confidences detaillees, etats d'ames, conversations desabusees sur la gent masculine, coups de blues, larmes et fous rires et pour finir en beaute d'inoubliables vacances a Cannes cet ete !

Joyeux anniversaire ma Sophie et profite de cette nouvelle decennie AMAP !

et rejoins-moi en Argentine, pleaaaaaaaaaaase ! I miss you

xxx 

 

 

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Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 23:36

Rio

Rio... difficile de resumer cette ville en quelques lignes.

Rio c'est la mer et la montagne sous un climat tropical !

- le Pain de Sucre, ou Pao de Acucar, de suite ca fait encore plus exotique ! on doit prendre un telepherique pour y arriver, c'est un enorme rocher qui sort de l'eau, haut de 396 metres et de la-haut, la vue est superbe. (cf photos dans albums photos Bresil ). Au sommet on a meme vu des lemuriens !

- le Fameux Christ, le Cristo Redentor, une immense statue blanche de 38 metres, a 710 metres au dessus de la ville, la aussi, panorama de fou, on y monte dans un petit tramway, il y a meme des escaliers roulants et un ascenseur ensuite pour arriver au sommet. Isa et moi on l'adore, on l'a surnomme le Christounet, c'est notre mascotte, on le voit partout ou que l'on soit dans Rio, il nous ouvre les bras ! Une blague dit qu'il attend comme ca les bras ouverts que les Cariocas (habitants de Rio) travaillent pour applaudir.

- les plages : il y en a je ne sais plus combien, en fait chaque plage est une baie a part entiere. Ipanema la plus tendance, Copacabana la plus mythique...Elles sont IMMENSES ! Copacabana fait 4 km, Barra de Tijuca, la ou habite Nico en fait 18 ! c'est franchement la classe, c'est sur ca a aussi son cote Benidorm cote betonnee mais quand meme, tous ces immeubles blancs au bord de ses plages interminables et un peu partout ces "pains de sucre" (ces montagnes) qui semblent sortir tout droit de la mer, ca en jette ! Les plages, en general, sont tres frequentees, a tel point qu'on se demandait comment les gens pouvaient aller a la plage, enfants, ados, couples, familles, vieux, tous les ages et a toutes les heures,semaine et week-end, personne ne travaille ??? mais on nous a explique qu'on pouvait commencer a 11h le matin par exemple et avoir le temps d'y aller avant ou finir tres tot l'apres-midi et aller surfer ensuite... c'est sur, on n'vait pas vu les choses sous cet angle, citadines normales que nous sommes, qui n'avons pas la chance d'habiter au bord de la mer !
La mode est resolumment au maillot bresilien (donc tres echancre sur les fesses pour ceux qui ne connaitraient pas la nuance) et ce sur des filles et femmes de tout age, sur fesses fermes et rebondies ou pas du tout... zero complexe ! pas de topless par contre mais bikini rikikis ! des qu'on s'approche des plages, c'est short, tongues, on se promene en maillot de bain, en combi de surf... c'est decontract ! beaucoup de gens marchent, courent, font du velo sur des sortes de pistes cyclables qui leurs sont reservees et qui longent toutes les plages. Petits shorts moulants, lunettes de soleil, casquette, ipod, faux seins debordant du debardeur et plaquettes de chocolat... certain(e)s ont toute la panoplie. Avec Isa, on fait plouc a cote, on n'a pas pense a prendre notre maillot de bain string paillete style Loana... dommage, on aurait ete dans le bain ici.
Sur les plages il y a des terrains de beach-volley partout, on voit tout le temps des gens de tous ages faire du foot, volley, surf, de la planche, courir... ca fait cliche comme ca mais c'est vraiment la realite, c'est la ville du sport a la plage !

- le Centro : c'est le quartier d’affaires de la ville, apparemment personne n’y habite, c’est le quartier de bureaux, un enchevetrement de gratte-ciels, je pensais que ca n’existait qu’a New York, autant de gratte-ciels reunis mais non ! D’ailleurs on a vu ensuite une vue aerienne de Sao Paolo et c’est encore pire. Oui je dis pire parce que ca donne vraiment le tourni, les immeubles ne sont pas specialement beaux, il y a beaucoup de circulation, de monde et surement aussi parce que les voitures ne datent pas toutes d’hier, on sent bien la pollution. Mais dans le Centro, il y a aussi le Theatre Municipal, la bibliotheque, des centres culturels dans de beaux batiments coloniaux, des eglises et une cathedrales au milieu, des rues tres anciennes bien renovees, ca donne un ensemble assez rigolo. Anecdote, on a mange dans une rue tres mignonne, Travessa do Commercio, dans laquelle les employes de bureau prennent leur dejeuner, et nous avons decouvert le principe des restos au kilos. Le kilo de nourriture a un prix defini, on choisi dans des buffets de salades, viandes, ce que vous voulez et on paie au poids. Le prix du kilo peut varier selon l’horaire, entre midi et 14heures, c’est l’heure de pointe alors c’est plus cher et certains restaurants proposent le kilo moins cher aux femmes qu’aux hommes !

ensuite on est passe aussi devant le stade de la Maracana , LE stade mythique de Rio, d'ailleurs on va aller voir un match samedi avec Nico et ses copains, non pas qu'Isa et moi soyons des fanas de foot mais la c'est un passage oblige, voir les Cariocas (les habitants de Rio) en furie, ca doit etre un spectacle.

Voila pour ce soir, la suite au prochain episode ! on mettra les autres photos plus tard.

Bises des Auscitaines

 

 

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