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18 octobre 2006
Aujourd'hui c'est le grand départ pour 6 mois en Amérique du Sud en solo ou parfois accompagnée, avec quelques haltes prévues chez les amis expatriés ! Pour ceux qui veulent me rejoindre sur la route, welcome ! Itinéraire prévu : Brésil, Argentine, Chili, Bolivie, Perou, Equateur.
Famille, amis, collègues... ce blog est fait pour qu'on reste en contact, j'essaierai de le mettre à jour régulièrement ! Ajoutez vos commentaires !

12 avril 2007
Regreso a casa despues de 6 meses paseando en america del sur : inolvidable !
Quiero regresaaaar !

Février 2009
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Argentine


Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 05:26

 

 

Aqua unas palabras que aprendi en ese pais que me gusto tanto...
Che, Boludo, barbaro, relindo, viste, chavon, ni en pedo, como andas, mira voz, que se yo...
La que se dice mas, boludo, cada 3 palabras, asi llamo ese pais Boludoslandia, con mucho carino.

Tambien aprendi de los argentinos, que hay que tener cuidado, lo sabia antes de venir aqua y lo confirmo, especialmente de los Lords mochileros andando por el desierto. Esa raza de llama te deja "el corazon roto" como lo diria Andres. Supongo que hace parte del packete de la experiencia argentina...

Pero hay que ser valiente, seguir conociendo gente, porque cada vez es una sorpresa, gente tan amable, abierta y carinosa. Susana, Juan Carlos y Mariana, Douglas, Brian, Federico, Diego, Demien, Laura... Viva Argentina, voy a extranar mucho a esos boludos que hicieron mi viage tan especial.

 

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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 08:32
A San Pedro de Atacama, apres 4 jours passes avec Sarah Jane l'americaine, on s'est dit au revoir et bon voyage, elle montait vers le Perou, et moi j'ai change d'auberge, la notre n'etait pas terrible. Le lendemain matin j'ai fait la connaissance de Zoe une anglaise et je me suis retrouvee prof de francais improvisee de 2 argentins, Diego et Federico, les 3 etaient comme moi, ils avaient 2 jours a tuer avant le bus de Salta et on s'est vraiment bien marres. Du coup on est reste ensemble, les argentins ont mis une ambiance de feu dans l'auberge, asado (le barbecue argentin) organise pour tous les voyageurs de l'hostal, des peruviens nous ont cuisine une de leurs specialites... finalement j'ai pas vu passer les 2 jours. Je suis aller me baigner dans une lagune d'eau salee, tellement salee que c'etait impossible de nager, les fesses restent en dehors de l'eau, impressionnant, j'imagine que la mer morte doit etre pareille. Et puis enfin vendredi depart pour Salta en Argentine, 10 heures de bus, a travers le desert de l'Atacama et son decor lunaire, passage a travers les Andes, a 4000 metres et plus.

Avant de partir du Chili, je réfléchissais à mes impressions. je n'y suis sûrement pas restée assez longtemps. Je suis surtout restée avec Christelle et sa famille et je n'ai pas connu de gens d'ici. Le Chili est cher, c'est le pays le plus cher du continent, depuis la crise de l'Argentine en 2001. Le pays est tres riche grace a ses mines, ses sous-sols, 2eme producteur de cuivre au monde, il exporte ses minerais dans tout le monde. Par rapport au Mexique et à l'Argentine, ici ça donne l'impression de filer droit, surement le seul pays du continent a avoir zero corruption, ici pas de petit billet glisse gentiment dans la main d'un flic pour arranger un probleme... On dit du Chili que c'est comme une ile, avec les Andes a l'est, le desert de l'Atacama au nord, le pacifique a l'ouest et les glaciers de la Patagonie au sud, ils sont en fait bien isoles géographiquement du reste du continent, et ca se sent, pas d'influence des voisins, ni trop du passe, le Chili etait le dernier territoire a etre colonise par les Incas, ou apres par les Espagnols, du coup ils ont leur monde a eux avec des immigres venus d'Europe au siècle dernier, beaucoup d'Allemands, des croates, des palestiniens aussi (la premiere communaute palestinienne a l'etranger). Leur "isolement" leur permet aussi de ne pas avoir certaines maladies alimentaires ou animales, ici par exemple la toxoplasmose n'existe pas, les femmes enceintes peuvent manger ce qu'elles veulent. Et ils tiennent a ce que ca reste ainsi, fouille minutieuse des bagages et du bus au cas ou il nous prendrait l'envie d'importer une orange de Bolivie ou d'Argentine, le passage aux frontieres prend des plombes et grosses amendes pour les resquilleurs.


Puis on arrive a la frontiere de l'Argentine et la c'est un autre univers, les policiers vont font du charme, les douaniers prennent le temps de vous raconter leur vie, et la j'ai realise que j'etais tres tres heureuse de revenir au pays du "Barbaro!", que j'allais me gaver encore de la meilleure viande que j'ai jamais mangee, me prendre ma glace au chocolat quotidienne dans les innombrables "magasins de glaces artisanales", m'impregner de la joie de vivre ambiante, les revoir avec leur mate, la bombilla a la bouche et le thermoz pas trop loin, vraiment j'adore l'Argentine !
Arrives a Salta, sans avoir reserve d'hostal, bonne galere pour trouver un lit quelque part, car Salta est plein a craquer, les Argentins sont en vacances depuis Noel, c'est leur vacances d'ete. Autant a San Pedro de Atacama, les touristes etaient de toute la planete, ici les touriste sont avant tout argentins, beaucoup de portenos (les habitants de Buenos Aires), du coup les etrangers sont noyes dans la masse et c'est vraiment sympa car on rencontre des gens du pays, qui sont venus eux aussi se promener et sortir le soir.
L'etat de Salta est le berceau du "folklore" (a prononcer folfloré), un chant et une danse traditionnels, un style musical argentin a part entiere, comme il y a le tango a Buenos Aires. Les Salteños sont reputes pour leur talents musicaux, chant, guitare... et quand on assiste a un concert ca fait un peu mariachis avec leur chapeau et leur costume de cow-boy (gaucho en Argentine)



La ville de Salta est assez agreable



mais ce qu'il y a a faire ici c 'est la visite des alentours, aux paysages tres varies.

- On decouvre en voiture le parcours du train de la Nubes, ce train qui relie l'Argentine au Chili a travers les Andes a 4000 metres, une ligne imaginee par un ingenieur fou, 27 ans de travaux, 19 tunnels, 29 ponts, 13 viaducs dont un a 4200 m, de 220 metres de longueur et haut de 63 metres



 les villages fondes par les Espagnols de Cafayate, Cachi.




les montagnes de Humahuaca,  les collines sublimes aux roches colorees,




des vallees vierges de toute presence humaine, les grands territoires comme on n'en a plus en Europe

 

des terres sans fin peuplees de cactus haut de 3 metres



J'ai fait ces excursions avec Diego et Damien un autre argentin connu ici, ils m'ont fait faire une cure le lunfardo intensive (le langage populaire de Buenos Aires), j'ai retrouve toutes leurs expressions et leur prononciation che-che-che qui me font rire et il parait que je deviens peu a peu une portena, et que je prendrai presque leur l'accent... Enfin a propos d'accent on ne devine pas d'ou je viens, on m'a sorti mexicaine, ou colombienne, ou d'autres pays d'amerique du sud mais jamais la France. Bon c'est clair sur la longueur je tiens pas la route, mon espagnol ou "castechano" comme on dit ici est loin d'etre parfait mais parait-il que je parle comme une latina !

Un soir a Salta avec Diego et Damien on est alle voir un match de foot La Boca-Independiente, 2 clubs celebres de Buenos Aires. Du cote de Independiente, j'ai decouvert quelques chansons de foot bien racistes. Comme les supporters de la Boca sont plutot d'origine modeste, d'origine immigree, de Bolivie, Paraguay etc... le clan d'en face les traitaient de Boliviens comme si c'etait une insulte : "sos de bolivia la puta que te pario" ou criaient tout simplement "Argentina" comme s'il s'agissait d'un match international contre la Bolivie par exemple. En gros ca ne vole pas plus haut que les cris de singe au Stade de France.

Et enfin pour finir, on est alle hier soir avec plusieurs portenos et etrangers dans un endroit comme aucun de nous n'avions vus. La Casona del Molino http://www.welcomeargentina.com/paseos/la_casona/index.html
Une pena, un bar donc, qui existe depuis toujours a Salta, une grande maison coloniale avec un grand patio, dont les pieces forment des salles differentes, dans lesquelles les clients peuvent utiliser les instruments de musiques de la pena, style flute, guitare, percussions et jouer, chanter avec leurs amis. Ca donne comme des "concerts" amateurs dans chaque piece, dans une du folklore, dans une autre des chansons de rock argentin, des jeunes, Argentins et Argentines, des vieux de la vieille, les gens autour des musiciens chantent tous !  Ils tournent a la biere ou au vin. On est arrive a minuit, a 4.30 du mat il restait la moitie des clients, qui chantaient encore, ils ont un repertoire de chansons qui n'en finit pas. Comme ils ont chante presque l'integrale d'Andres Calamaro, le rocker argentin que j'ecoute non stop en ce moment, ou Mana, Manu Tchao, Skape le groupe basque qu'on ecoute dans le sud-ouest, je pouvais chanter quelques chansons avec les autochtones, j'etais au taquet ! Une ambiance, une joie comme j'avais jamais vu dans un bar et meme les Portenos m'ont dit que ca n'existait pas a Buenos Aires un lieu comme ca. Une des meilleures soirees que j'ai passees en Argentine.
 
Ce matin je pars de Salta, je vais plus au nord, dans la province de Jujuy, pour me rapprocher de la frontiere avec la Bolivie, et je resterai quelques jours a Tilcara. La suite au prochaine episode.
 
A + !




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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 05:16

Bon cette fois-ci je raconte Buenos Aires, desolee c est pas chronologique, j'y suis arrivee il y a 3 semaines deja, avant l'Urugauy, avant la Patagonie. Et c'est sans mes photos pour l'instant car je ne peux pas les telecharger sur l'ordi ou je suis, j'en mettrai seulement quelques unes que j'ai trouvees sur Internet.

Je suis donc arrivee un lundi matin chez la famille de ma copine argentine Victoria. J'ai passe ma premiere journe avec Sarah la neo-zelandaise que j'avais connue au Bresil. J'ai mange mon premier steack, bien 3 cm d'epaisseur, mon morceau s'appelle un Bife de Chorizo (qui n'a rien a voir avec le chorizo espagnol). Le boeuf argentin est repute et je comprends, ca fond dans la bouche, un delice. 
On s'est promene dans le Micro Centro, c'est-a-dire le quartier de bureaux. Il faisait une chaleur pas possible, des employes partouts en costards. Premiere impression, les Argentins sont pas mal ! La population n'a rien a voir avec celle du Bresil, ici pas d'esclaves africains et les Indiens ont quasiment tous ete massacres (c'est 3% de la population je crois) donc la population est blanche et a Buenos Aires c'est tous des descendants d'Espagnols et d'Italiens. Et le melange est plutot reussi je trouve ! Ici du coup je ne suis pas forcement etiquetee touriste, et les filles portent jupes et robes sans se faire emmerder, je crois qu'il faut que je savoure ces moments-la d'anonymat parce que pendant les mois qui suivent je serai consideree comme une gringa (une americaine), une blanche en gros, et je ne me vois pas en petite tenue dans les rues de La Paz ou de Lima ! Les bus me rappellent ceux de Mexico, ca s'appelle les collectivos. La ville est tres europeenne finalement, il parait que certains quartiers sont comme ceux de Madrid, la ville est quadrillee de cuadras, de pates de maison dont les numeros vont de 0 a 100. de 100 a 200... Donc impossible de se perdre. Les rues sont presque toutes perpendiculaires ou paralleles en elles. Il y a des avenues tres tres larges, du genre 14 voies pour la plus grande. On les traverse en 3 fois ! Des parcs, des jardins, les arbres sont en fleurs, on est au printemps, des jacarandas au bord de toutes les avenues, c'est vraiment depaysant. On n'etouffe pas dans cette ville, on trouve des coins tres tranquilles, des places avec des cafes en terrasse... et personne ne court, meme dans le metro.
Sarah etait dans une auberge de jeunesse, le Milhouse, et elle m'a propose de l'accompagner a une visite guidee de la ville le lendemain organisee par son hostal. Le lendemain je la retrouve, la guide s'appelle Stephanie, une fille de 25 ans tres sympa et le groupe vient de partout. C'est la que j'ai rencontre Juan Carlos l'Equatorien qui voulait partir en Uruguay aux memes dates que moi.

Le mardi on a visite le quartier de la Boca, un quartier pauvre au sud de Buenos Aires, avec une rue celebre, le Caminito, une sorte de Place du Tertre de Montmartre, avec des artistes du coin qui exposent leurs tableaux, des ateliers d'artistes, des danseurs de tango dans la rue. Cette rue est la plus connue de Buenos Aires car toutes les maisons sont peintes de differentes couleurs. Plusieurs versions tentent de l'expliquer mais il semble que cela soit parce que les habitants du quartier n'avaient pas d'argent pour se payer des pots de peinture et ils utilisaient les pots qui servaient a repeindre les bateaux du port, donc suivant l'arrivage, ils peignaient avec ce qu'ils avaient sous la main.

Dans le quartier de la Boca, il y a le celebre stade de l'equipe de la Boca qu'on appelle "la bombonniere" a cause de sa forme. On a visite le musee du stade et le stade, vide bien sur. Maradonna assiste a tous les matchs de la Boca, donc tous les 15 jours il est fidele au poste, il parait que tous les spectateurs lui font un triomphe, il a son bain de foule bi-mensuel. Il a paye sa loge personnelle 3 millions de dollards. Je voulais aller voir un match de l'equipe de la Boca, c'est tous les 15 jours, je calcule que quand je rentrerai d'Urugay je pourrais y aller. Il parait que c'est vraiment la folie comme ambiance. Malheureusement ca ne sera pas possible car entre-temps, a cause de problemes de violence dans le stade, ils ont justement decide de fermer l'acces aux non-membres des clubs de supporters et ca me passe sous le nez. Enfin la fille de Bush y sera elle, mais moi non, je suis pas VIP ! Le soir j'ai reussi a trainer Juan Carlos dans une boite salsa, l'Azucar, ou il y avait des cours et on a pris un verre apres avec le prof, un Uruguayen qui nous a emmenes dans le quartier de Puerto Madero.

Je commence a entendre les expressions argentines et c'est vraiment trop drole. Ici on ne dit pas "Hola quetal" mais "Hola como andas" litterallement "comment tu te promenes ?"! Ils disent Che pour interpeler quelqu'un, d'ou le Che Guevara, qui etait argentin et qui a ete surnomme Che a cause de cette expression. Ils disent tout le temps "Viste" comme pour dire "tu sais". Ils ajoutent -re a un adjectif pour ditre "tres" donc ca donne recansado, reboracho... Un con est un "voluda/voluda" mais on peut aussi appeler ses amis comme ca pour plaisanter. J'ai surnomme Mariana "voluda" car elle le dit tout le temps. Et la perle c'est l'expression "Barbaro/Barbara" pour quelque chose de genial "Que barbaro !" moi ca me fait penser a barbare, ca me fait marrer et Mariana m'appelle Barbara maintenant. Mariana dit ausi souvent "Mira voz!" comme pour dire comme "Toi alors !"

C'est tres facile de lier une conversation avec les Argentins, ils aiment parler, et moi qui ai ete frustree de ne pas pouvoir communiquer avec les bresiliens, je me rattrape. Ils sont curieux de savoir d'ou on vient, de quelle partie de France, ou on a appris a parler le "castellano" (a prononcer Catechano), c'est a dire l'Espagnol. On me trouve une pointe d'accent mexicain ! ils ont souvent ete en Europe, y ont de la famille, ils ont souvent une double nationalite italienne, espagnole.  Avant la crise economique de 2001, l'Argentine etait le pays le plus cher du continent pour les touristes, un peso etait egal a un dollar et du coup il n'y avait pas beaucoup de visiteurs etrangers. Depuis la situation s'est renversee, a la faveur des touristes mais les Argentins ont vecu une crise inimaginable en Europe, les banques fermees, les comptes de tout le monde geles, impossible de retirer d'argent, le peso archi sous-devalue, entreprises qui fermaient, beaucoup ont perdu leur logement car ils ne pouvaient plus rembourser leurs prets. Ceux qui ont pu emigrer en Europe, ou aux Etats Unis, legalement ou pour travailler au black l'ont fait. L'argentin moyen ne roule pas sur l'or et on sent que la crise a laisse des traces. J'ai vu des panneaux publicitaires qui parlent explicitement de la crise du style "Ce que la crise n'a pas pu te permettre de realiser, on va t'aider a le faire"

Le lendemain je retrouve le groupe de l'hostal a nouveau pour visiter de quartier de la Recoleta, Le quartier chic, un quartier qui ressemble a Paris, c'est vraiment troublant parce que c'est un copie colle des immeubles parisiens, pierre blanches et toits gris. L'ambassade de France en est un bel exemple.

Dans la Recoleta, il y a le cimetiere dans lequel est enterre Evita Peron, c'est un peu comme la tombe de Jim Morisson au pere Lachaise, il y a des fans inconditionnels, et des hordes de touristes qui prennent des photos, comme moi.

La guide nous explique que l'Argentine au 19 eme siecle avait les yeux rives sur la France, et on etait le pays a imiter. On sent que l'Argentine a eu un developpement que n'ont pas eu les pays voisins, l'architecture, les universites qui sont les meilleures du continent, les services publics... J'ai termine la journee par le musee d'Evita, un personnage qui est idolatre encore de nos jours en Argentine mais aussi tres controverse, car un peu demago et autoritaire. En tout cas c'est une femme qui en avait pour l'epoque, les Argentines ont pu voter avant les francaises, elle a cree des dizaines d'hopitaux, centres de vacances pour les enfants, orphelinats, maisons de retraites, ecoles dans toute l'Argentine. L'Argentine s'est tres enrichie pendant la 2eme guerre mondiale et juste apres car elle exportait tous les biens dont manquait l'Europe et ainsi l'Etat a pu financer tout ca.

Le soir j'ai rencontre Douglas le copain d'Alejandro, qu'on avait connu a Salvador pour ceux qui suivent. Tres sympa, il m'a fait connaitre les endroits preferes de sa ville, on est alle dans une milonga, au Viejo Correo, un lieu on on danse le tango mais ou vont les vrais danseurs, ce n est pas un spectacle du tout, y'a pas un touriste, c'est que des seniors qui dansent, ils sont sortis leurs beaux habits, ils sortent madame ou bien ils viennent seul/e. Pas de chichi ils sont la pour danser, ils dansent colle-serre, les dames sont habilles plutot tres sexy pour leur age je trouve, c'est un spectacle emouvant, triste et beau a la fois. Douglas m'a explique qu'il y a tout un code, les messieurs invitent les dames d'un simple regard, auquel elles repondent d'un regard aussi, en une seconde.

 Jeudi on a visite le centre historique, La plaza de Mayo, on a vu les eleves du Collegio National, le meilleur lycee de buenos aires feter la fin des cours et les vacances d'ete. On a visite le quartier de San Telmo, qui est un quartier d'antiquaires, assez touristique, avec des marches, des danseurs de tango dans les rues...
L'apres-midi on est revenu Plaza de Mayo et on a assiste a la Marcha de las Madres, ces meres de desaparecidos, c'est a dire les Argentins qui ont ete enleves, tortures et tues pendant la Guerra Sucia, la Guerre Sale, pendant la dictature militaire. On les estime a 30 000. Tous les jeudis depuis 25 ans ces femmes, meres, epouses, soeurs, se rassemblent pour demander a l'etat de lever le voile sur cette periode, punir les coupables, retrouver les corps. Elles defilent avec un foulard blanc dans les cheveux, c'est leur symbole et les photos de leurs fils disparus. Les corps des desaparecidos n'ont jamais ete retrouves, certains ont ete jetes en mer par des avions, on m'a raconte des histoires horribles. Les argentins ont vecu dans la crainte de se faire enlever, interdiction donc de parler de politique ou de religion a qui que ce soit. Beaucoup d'intellectuels ont du fuir le pays. La meme histoire s'est repetee en Uruguay et au Chili. Las Madres de Plaza de Mayo sont maintenant une organisation politique assez reconnue apparemment. Et une derniere chose a ce sujet, ces Madres cherchent ausi leurs petits-enfants car quand certains couples etaient tues et qu'ils avaient des enfants en bas-age, on les confiait a des familles de militaires qui ont eleve ces enfants sans leur reveler leurs origines. Suite aux recherches de ces Madres, certains ont appris la verite et ont retrouve leur famille biologique. Il y a meme un centre ou lorsqu'on a un doute sur sa filiation, on peut aller faire des test ADN et verifier. Donc certaines de ces Madres qui ont perdu un enfant sont quand meme des Abuelas.

Le soir j'ai pris ma premiere lecon de tango avec Mariana a la Catedral, le lieu que m'avait conseille Victoria et en effet, c'est un endroit qui m'a beaucoup plu. Le cours m'a vraiment donne envie de continuer. C'est l'homme qui mene la danse, comme d'habitude et si on tombe sur un bon danseur, on a l'impression qu'on glisse sur le sol, mais c'est juste une impression, en fait c'est tres technique et pas facile du tout. En tout cas hyper sensuel. Et quand on tombe sur un partenaire comme le mien, un italien, Georgio, c'est pas desagreable !

Vendredi resalsa a la Salsera avec Mariana et Douglas et samedi soir sortie avec les copines de Victoria, une bande de 6 filles tres sympas, on est sorti dans Palermo, le quartier qui monte, avec moults restaurants, bars a la mode, boutiques de createurs... et ont est parti dans une fete etudiante ensuite. Musique argentine excellente, je vais m'acheter des CD de cumbia, je ne connaissais pas ca ! Rentrees au petit matin avec Mariana, je me suis dit que vraiment, les Argentins pour la fiesta je leur tire mon chapeau, Respect. C'est de la folie, ils sortent a 3 heures en boite, a 7 heures c'est encore le plein boom. Les Argentins comme le dit la legende sont des dragueurs ca c'est vrai et ils te demandent ton nom et direct apres ton age, a chaque fois !

Voila ma premiere semaine a Buenos Aires, plutot chargee. Entre tous ces va et vient j ai partage la vie de la famille de Victoria et je me suis sentie comme dans un cocon chez eux. Ils m'ont ouvert leur maison et leur vie, Susana m'a cuisine tous les plats argentins que je devais connaitre, j'ai eu une famille "au complet", j'entends non-monoparentale, et meme une petite soeur, des experiences plutot inedites pour moi !  C'est ma famille d'adoption en Argentine et ils m'ont adoptee je crois aussi !

De retour d'Uruguay, le samedi suivant, je me suis retrouvee au milieu de la GayPride de Buenos Aires, a la recherche de magasins mais j'avais tout faux, j'etais dans le quartier de bureaux et tout etait ferme. Le soir on est alle au Cafe Tortoni avec Mariana, voir un spectacle de tango, cette fois-ci c'etait des professionnels qui dansaient, un vrai show avec un orchestre. J'etais motivee a bloc pour continuer la fiesta sur ma lancee mais je me suis ecroulee comme une masse apres le spectacle alors mon dernier samedi soir a Buenos Aires a ete tres calme. Le dimanche, j'ai visite le Teatro Colon, considere comme l'un des 5 meilleurs au monde pour son accoustique avec l'Opera de Paris, la Scala de Milan... On a pu voir les salles de repetition, les loges, les ateliers qui fabriquent les costumes, chaussures, perruques, tous les accessoires. J'etais un peu patraque ce jour-la, triste d'etre partie d'Uruguay, de partir de Buenos Aires, de quitter la famille, et j'ai fini par une tentative de vol de sac a main dans la rue, mais le cuir argentin de mon sac et la tenacite gersoise ont eu raison de ce "pendejo" qui est finalement parti en courant, bredouille. Le soir on est retourne a la Catedral avec Mariana pour un dernier tango. On est tombe sur un taxi porteno vrai de vrai, qui conduisait en buvant son mate et avec l'echarpe du club de la Boca autour du cou ! Barbaro !

Apres tout ca, ca m'a ete tres difficile de partir de cette ville et je ne realise d'ailleurs toujours pas que Buenos Aires, c'est deja fini... Mais je reviendrai un jour, c'est sur.

 

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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 02:06

 

Mon sejour en Patagonie a commence a El Calafate, petite ville tres touristique ou des flots d'envahisseurs comme moi debarquent d'avions, de bus pour aller admirer les glaciers dans le celebre Parc Naturel de los Glaciares et en particulier le glacier du Perito Moreno. Je me suis presque sentie genee d'appartenir a cette cohue, a cette foule qui se presse face a un spectacle si serein, si silencieux et si pur. La nature a son apogee.

 

 

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Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /Déc /2006 01:06

oui desolee je sais j ai ete tres silencieuse, j ai passe 10 jours en Patagonie, a El Calafate et El Chalten (www.elchalten.com), a visiter des glaciers et faire des randos qui m'ont achevee mais dont je me souviendrai longtemps. Apres 48 heures de voyage en bus hyyyyyyper longues et ennuyantes dans la steppe patagonienne ou il n y a absolument rien a voir, le desert complet pendant 2 jours, je suis depuis ce soir a Bariloche, la region des lacs, des montagnes, il parait que ca ressemble a la Suisse.

MISE A JOUR URUGUAY
Je viens de remettre a jour l'Uruguay, donc vous pouvez tout relire si vous voulez, voir plus bas.

et des que j ai un moment je mets a jour Buenos Aires, la Patagonie, tellement a dire... j ai des photos canons de glaciers qui vont faire baver dans les chaumieres !

Enfin tout va bien, je rassure tout le monde, merci pour vos mots d encouragements. A tres vite.

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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 22:12

L'Argentine, je n'y connaissais rien jusqu'a qu'un copain y parte l'annee derniere et que l'un de ses compagnons de voyage tienne ce blog et que je les suive ainsi a la trace
c'est en espagnol mais pour ceux qui comprendront c'est magnifiquement ecrit je trouve.
http://moisessevillano.typepad.com/bitacora/cuaderno_de_bitcora/index.html
En le lisant je me suis dit que moi aussi un jour j'irai. Je suis tres contente d'avoir decouvert quelques coins du Bresil mais je sais que je n'y serai pas allee sans Isabelle. Alors que l'Argentine, Chili, Bolivie et la suite, c'est vraiment ce qui a motive mon voyage. Donc l'entree en Argentine, c'etait un grand moment pour moi et j'etais AU TAQUET!

Apres le passage aux douanes bresiliennes et mon amende en guise de cadeau de depart, douanes argentines, et la soudain je me sens comme a la maison, enfin je comprends tout ce qu'on me dit, pas besoin d'interprete et je peux enfin parler. Les Argentins chantent quand ils parlent, on m'avait dit que ce sont des Italiens qui parlent espagnol. En tout cas c'est facile a comprendre, si ce n'est qu'ils te mettent des "che" a la place de "ye". Donc ca donne ici que me chamo Fanny y que me gusta la placha. A part ca, et le "voz" qui remplace que "tu", c'est pareil.

Je suis montee dans le buz a Puerto Iguazu, et j'etais la seule dans le bus au depart, qui s'est rempli au fur et a mesure pendant le trajet. Les bus argentins ont 2 etages et quand on est en haut et tout devant, on a une vue panoramique geniale. Du coup je me suis installee tout devant et j'ai pu profiter du paysage. J'etais comme une reine ! Les sieges sont maxi-larges, inclinables a 180 degres si on choisit la classe cama, on m'avait prevenu, c'est le top confort. Il y a une sorte d'hote de l'air qui sert boissons et a manger, c'est comme l'avion. Il s'appelait Cristian et il m'a invite a boire le Terere avec lui et le chauffeur. Ici ca se fait beaucoup d'inviter les passagers. Je me suis donc retrouvee avec Critian et El Chaco dans la cabine du chauffeur a fumer des clopes et a gouter le Terere, qui est une sorte de jus de fruit que l'on verse dans une sorte d'infusion qui donne un genre de  the glace, c'est tres bon et c'est carrement meilleur que le "mate" que j'ai goute ensuite. Ca se boit avec une paille en metal. Je mettrai une photo de ce verre a mate quand je pourrai. Selon la tradition c'est toujours la même personne qui le prépare et le fait "tourner". En tout cas c'est tres convivial et c'etait une bonne entree en matiere de l'Argentine ! S'en est suivi une conversation sur nos pays respectifs, le chauffeur Chaco qui se desolait de ne pas pouvoir acheter son parfum francais dans sa ville -pourtant tres grande- car il n'y avait pas de parfumerie. Et moi je lui disais qu'il y en avait 4 dans mon petit bled et il n'en revenait pas. Il etait blond au yeux bleux et m'expliquait qu'il etait petit-fils d'Ukrainien et de Polonais et que dans la region Missiones que nous traversions et dont il est originaire, il y avait eu des milliers d'immigres d'Europe de l'Est au siecle dernier. Et c'est vrai, a l'arret suivant j'ai hallucine, je regardais les gens qui attendaient le bus, ils avaient tous des tetes a s'appeler Serguei ou Katarina plus que Juan ou Maria ! J'ai pas vraiment dormi pendant ces 18 heures de trajet, je crois que j'etais un peu trop excitee a l'idee d'etre en Argentine.

A l'arrivee a Buenos Aires lundi matin je suis allee chez la famille Cozzo, chez les parents de ma copine argentine Victoria qui vit en France. Juan Carlos, Susana et Mariana la petite soeur de 20 ans. Une famille adorable ou je me sens comme a la maison. C'est rigolo car j'ai l'impression d'avoir pris la place de Victoria, je petit-dejeune et dine avec ses parents, je dors dans son lit, dans sa chambre qu'elle partage avec sa soeur Mariana qui elle se rejouit de ne plus etre toute seule et d'avoir quelqu'un avec qui elle peut fumer des clopes au bord de la fenetre !

J'ai retrouve ensuite Sarah la neo-zelandaise qui m'avait prete de l'argent, l'ai remboursee enfin et on est parti manger toutes les 2 un bon gros steack argentin, mon premier, enorme et delicieux comme la legende le dit. Et c'est vrai !

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