Uruguay

Publié le par Fanny

 

Jai deja 2 semaines de retard sur mes aventures depuis que je suis arrivee a Buenos Aires mais cette ville trepidante ne m a pas laisse de repit ! Juste pour que vous suiviez, apres une semaine passee a visiter la ville, je raconterai en details des que j ai un moment, je suis partie en Uruguay, un mini-pays coince entre l Argentine et le Bresil au bord de l ocean atlantique, a 2h30 en bateau de Buenos Aires, et qui est archi plat !

je fais la route avec Juan Carlos, un equatorien rencontre en visitant Buenos Aires et qui lui aussi parcourt l'Amerique du Sud. Pour vous decrire Juan Carlos en quelques mots, il parle francais comme vous et moi et pourtant il n a jamais mais les pieds dans notre pays. Les cours de l'Alliance Francaise ont suffit, comme quoi certains profs font du bon boulot (smack au Beach Boy en passant...) Et il adore la chanson francaise des annees 80, style Niagara et compagnie, alors on etait fait pour s'entendre. Il n'a pas pris de vacances pendant 4 ans pour pouvoir s'absenter 2 mois de son boulot et faire ce voyage.

 

On est parti lundi matin en bateau, sommes arrives a Carmelo, une ville minuscule et tres calme ou on voit des carrioles avec des chevaux dans la rue, etrange. C'est la ville natale de Susana, la mere de la famille chez qui je suis a Buenos Aires. Comme a Buenos Aires, les jacarandas sont en fleur et la ville est parsemee de nuages mauves... Maman ca te plairait !

 

De la on a pris un bus pour Colonia, une ancienne ville fondee par les Portugais au bord du Rio de Plata, le fleuve qui separe l Argentine de l'Uruguay. Le fleuve est a ce niveau un estuaire et on n'apercoit meme plus les rives, on se croirait au bord de la mer. 

Colonia, ses rues pavees et ses maison colorees

Le monde est vraiment tres petit car j'ai retrouve dans l'une des ruelles le couple anglo-canadien que j'avais rencontre au poste frontiere de l'Argentine et du Bresil, ceux dont j'avais deja parle, la fille qui ne pouvait pas aller au Bresil sans visa...

ll fait vraiment chaud ici (et je ne dis pas ca pour  faire raler mes copines !), une chaleur seche, le soleil se couche vers 20.30, hummm, l'ete arrive !!! Apres Colonia, on est reste une nuit a Montevideo la capitale, j ai trouve LE bar salsa de la ville a ma grande joie. Montevideo, en semaine, est tres calme par rapport a Buenos Aires. La centre ville est assez petit, et l architecture est vraiment... heteroclite on va dire, des maisons coloniales qui ne sont pas souvent restaurees, a cote d'immeubles tres modernes, et plutot moches pour certains, en fait il n y a aucune unite, c est un peu le why !

la place centrale de Montevideo

Le lendemain on est parti a Punta del Este, station balneaire chic pour Uruguayens et Argentins fortunes.

Sculpture sur la plage de Punta del este

 

Le centre ville c'est genre Costa Brava betonnee mais la ou nous sommes c est loin de tout ces grattes-ciels, dans les pins. On est entoure par des maisons toutes tres modernes qui doivent valoir des fortunes, et qui sont vides en ce moment car la haute saison ici commence fin-decembre/janvier. Notre auberge est celle-ci http://www.manantialeshostel.com/uilayer/eng/home.htm et on n'a pas envie d en partir !  

Dans ces auberges, on rencontre toujours des voyageurs du monde entier qui nous font pourtant sentir que le monde est tout petit. En quelques jours, j ai connu une Argentine qui elle aussi a fait des petits boulots a Dublin, elle travaillait au Major Toms, un bar ou j allais voir les match de la Coupe du Monde en 98 et elle, elle venait souvent manger a Beshoffs, le restaurant fish and chips ou je travaillais. Et hier je discutais avec un Dublinois de Blackrock, juste a cote de Dun Laoghaire, Maud ca te dira quelque chose, et un Urugayen qui a travaille au Bewleys, le grand cafe a cote de mon resto, Marie Laure, tu dois te souvenir. Bref, mes souvenirs irlandais remontent a la surface et je ne m attendais pas a discuter des pubs de Dublin avec des Latinos !

le Chivito, la specialite culinaire de l'Uruguay

J ai visite Casa Pueblo, la maison construite par Carlos Páez Vilaró, un peintre urugayen de 80 et quelques annees, apparemment celebre dans le monde entier mais dont j ignorais l existence je dois dire. Son style fait un peu penser a Picasso. Il y vit toujours. Cette maison est vraiment impressionnante, toute blanche avec des formes arrondies, comme si on l avait dessinee avec de la chantilly.

Jeudi soir excellente soiree a l Auberge avec les gerants uruguayens, des puerto ricains, espagnoles, americains, le dublinois, Juan Carlos pour l Equateur et moi la francesa, un bon melange. On a mange le traditionnel asado, la viande grillee au barbecue et ensuite fiesta toute la nuit sur la terrasse jusqu au lever du soleil.
Le vendredi soir on est revenu a Montevideo, pour une derniere soiree puisqu on nous avait dit que les week ends c'etait tres anime. Et c est vrai, les gens sortent tres tard, comme a Buenos Aires, on se sent ringard de rentrer se coucher a 6 heures alors que les bars et boites sont pleins a craquer ! C'est vraiment la folie ici. On a rencontre des mexicaines tres sympas a l auberge, qui nous ont emmenes a l Almodovar et on a enchaine ensuite avec la City, que des chansons latinos, cumbia, tubes argentins, reggaeton, salsa, c est un tel bonheur pour moi d ecouter cette musique qui me rend comme une pile, ceux qui me connaissent bien savent ce que je veux dire.  Je suis envieuse quand je vois tous ces sud americains qui connaissent les memes chansons, Mexicains, Equatoriens Urugayens, ils chantent tous ensemble, ils ont vraiment une culture musicale commune a tout le continent, que j aimerais avoir moi aussi. Ca me transporte carrement et je danse toute la nuit comme tout le monde ici. La cumbia par exemple, ca se danse un peu comme le merengue et les mecs invitent les filles. Je suis vraiment admirative, sur le meme continent ils sont la salsa, le merengue, la bachata, la cumbia, en Argentine le folkloro, le tango... pour ne citer que les plus connus, ca fait partie de leur vie, a tous sans distinction d'age, de classe sociale. Ils ont ca dans la peau ! Ca me fascine. En Europe, hormis en Espagne, on n'a pas cette culture de danse comme ca. On est triste et coince a cote d'eux !

On a trouve les Uruguayens tres tres accueillants, chaleureux, ils n'ont pas beaucoup de touristes je pense, hormis les Argentins. Pour vous dire le bus de ville qu on a pris a Montevideo pour aller a notre auberge s'est carrement arrete a un angle de rue expres pour nous, pour ne pas qu on se perde ! Juan Carlos pense que s'il avait ete seul le chauffeur ne se serait pas arrete pour lui ! N'empeche c'est quand meme sympa et que ce n est pas a Paris que ca va arriver ! Il y a une sorte de douceur de vivre ici, on est dans un pays latin mais les gens sont tres calmes, roulent lentement... un Uruguayen nous racontait qu'il y avait une faible criminalite par rapport a l'Argentine et au Bresil car le pays est tellement petit que lorsque quelqu'un commet un delit, il sait qu'il le portera toute sa vie sur les epaules car ici tout le monde se connait.

Les Uruguayens sont encore plus accros au mate, ils se trimballent dans la rue avec leur thermos d'eau chaude a la main et leur petit verre rempli de Yerba de Mate, leur "the" a eux. Et tous, jeunes et vieux, habilles chic ou relax, au jardin public ou en marchant, c'est leur truc.

J'ai meme vu un panneau dans le bus qui demande aux passagers de ne pas fumer, normal, et aussi de ne pas en boire de mate pendant les trajets ! En cas d'arret brutal, l'eau chaude pourrait bruler les autres passagers et la paille metallique avec laquelle ils boivent, la bombilla, peut provoquer des blessures dans la bouche !

 

Apres ces quelques jours avec Juan Carlos, nous nous sommes dit au revoir, chacun reprenant sa route, lui pour le Bresil et moi pour Buenos Aires et la Patagonie. Rendez-vous dans son pays debut mars pour une visite guidee de Quito. Hasta luego Juanito !

Pour finir une anecdote qui a son importance pour mes copines celibataires, l Uruguay = the place to be, sans hesiter. Je ne sais pas si c est le salon des beaux gosses de l hemisphere sud en ce moment, la foire aux blocos ou si c est le mate qu ils boivent toute la journee qui les rend comme ca mais c est une tuerie :-))))) Avis aux interessees...

 PS : Gracias Flavie pour tes conseils, me gusto mucho tu paisito !

 

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fanny 18/12/2006 22:17

ma sophie c est pas trop tard, viens en bolivie et au perou avec moi, le Matchu Pichu.... alleeeeeeeeeeeeeeeeeez, bons tu t'es rate les Argentins et les Uruguayens et ca a mon avis tu ne les retrouveras pas ailleurs, mais bon, tu m'as a moi !Pleaaaaaaaaaase, fais ton sac tout de suite !

Sophie 18/12/2006 10:28

Hello ma Fanny!
Mais qu est ce que je fous là!!!! tu me l'a demandé plusieurs fois pourtant de faire mon sac et de partir avec toi mais je suis toujours là! alors que je pourrais être en plein Chili à admirer le paysage avec ma chère Fanny! bon profites en bien, tu vas passer de super fêtes avec tes amis, j'en suis sûre.
Je t'embrasse fort, Soph xxxxx
 

isa 17/12/2006 20:09

Effectivement tu as raison Marie Laure le retour a été difficile. Mais je pense déjà au prochain voyage...
C'est vrai, c'est le début de tout !!!
Bises à vous tous

fanny 17/12/2006 01:16

salut emmanuelle et cyrille
contente de vous retrouver. non toujours pas de pere de mes enfants a l horizon, je vous tiens au courant si je le croise ! grosses bises a vous 2 et merci de votre message!
fanny

Anne-Marie 12/12/2006 13:56

j'ai trouvé
Le MATE n'est pas une variété ou un ersatz du thé. Peu connu en Europe, le MATE est une des plantes les plus consommées en Amérique du Sud, notamment Brésil, Argentine ou Paraguay ou il est considéré comme une boisson nationale.La plante et une espèce de houx de la même famille que celui que l'on utilise pour les décorations de Noël. C'est un arbre pouvant atteindre 10 à 12 m de haut qui se cultive où pousse à l'état sauvage. Autrefois, les indiens d'Amérique du Sud mâchaient ses feuilles, que l'on cultive aujourd'hui et qui seront séchées et pilées, donnant une poudre avec laquelle on préparera le MATE appelé aussi Thé du Paraguay, Thé des Jésuites, Herbe de Saint-Bathélémy. Cette boisson d'Amérique du Sud est bue généralement telle que, sans l'aromatiser. Sa saveur est à peu près analogue à celle du Thé Vert et certains y rajoutent citron, ou sucre caramélisé.Dans le MATE, on trouve des vitamines A,B, (B1, B2,B5), C et E.